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Porte de ville de Mont-d'Astarac dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine défensif Rempart Porte-de-ville

Porte de ville de Mont-d'Astarac

  • D40
  • 32140 Mont-d'Astarac
Porte de ville de Mont-dAstarac
Porte de ville de Mont-dAstarac
Porte de ville de Mont-dAstarac
Porte de ville de Mont-dAstarac
Porte de ville de Mont-dAstarac
Porte de ville de Mont-dAstarac
Porte de ville de Mont-dAstarac
Porte de ville de Mont-dAstarac
Crédit photo : Mc65 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
32140 Mont-d'Astarac, D40

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
fin XIIIe - début XIVe siècle
Construction de l'enceinte villageoise
fin XVe - début XVIe siècle
Remaniemements défensifs
1787
Destruction du pont-levis
1908
Ajout du fronton et horloge
17 juillet 1978
Inscription Monument Historique
fin XIXe siècle
Reprise de la toiture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. C 292) : inscription par arrêté du 17 juillet 1978

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun acteur historique

Origine et histoire de la Porte de ville

La tour-porte de Mont-d'Astarac, édifiée au XIVe siècle, constitue le seul vestige conservé de l’enceinte villageoise érigée autour du castelnau à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. Implantée en bordure de la route départementale, face à l’église, elle se compose d’un porche voûté en plein-cintre et de deux étages percés de meurtrières et de bouches à feu. Sa structure en moyen appareil de molasse, couverte d’un toit en pavillon brisé, témoigne des techniques constructives médiévales, tandis que des remaniements ultérieurs (XVe–XVIe siècles) ont modifié son arc d’entrée et ajouté des éléments défensifs avancés, aujourd’hui partiellement disparus.

Le monument a subi plusieurs transformations majeures au fil des siècles. À la fin du Moyen Âge, probablement entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle, l’arc de la porte a été repris, un ouvrage avancé (dont ne subsistent que les départs) a été construit, et des ouvertures défensives comme les bouches à feu ont été ajoutées. Une baie à accolade, caractéristique du style gothique flamboyant, a également été percée au deuxième étage. Le pont-levis, attesté par des sources modernes, fut détruit en 1787, tandis que la toiture fut reprise à la fin du XIXe siècle. Enfin, un fronton triangulaire portant une horloge et la date « 1908 » a été ajouté ultérieurement, marquant une dernière phase de modifications.

La tour-porte illustre l’évolution des fortifications villageoises, passant d’une fonction purement défensive à un rôle plus symbolique, comme en témoignent l’ajout de l’horloge et les réaménagements esthétiques. Les vestiges de massifs maçonnés de part et d’autre de la porte suggèrent l’existence d’un pont disparu, probablement un ouvrage enjambant un fossé protecteur. L’accès au premier étage, desservi par une porte en arc brisé précédée d’une galerie en bois, et la présence de meurtrières soulignent son usage militaire initial. Classée Monument Historique en 1978 pour ses façades et toitures, la tour appartient aujourd’hui à la commune de Mont-d’Astarac.

Les campagnes de remaniement reflètent les adaptations successives aux besoins locaux, depuis les conflits médiévales jusqu’à l’époque moderne. La réutilisation de la molasse, pierre locale, et la génoise à deux rangs ornant l’avant-toit et le fronton révèlent un savoir-faire artisanal ancré dans le territoire. Bien que la précision de sa localisation soit jugée médiocre (niveau 5/10), son état actuel permet d’appréhender les techniques de fortification gothiques et leurs évolutions, tout en offrant un témoignage matériel de l’histoire du castelnau et de sa communauté.

Liens externes

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