03130 Montaiguët-en-Forez, 4 Rue de la Vieille Porte
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
…
1900
2000
après 1497
Construction de la porte
Construction de la porte après 1497 (≈ 1497)
Commandée par Pierre de la Fin, abbé.
17 janvier 1924
Classement monument historique
Classement monument historique 17 janvier 1924 (≈ 1924)
Arrêté de protection officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte fortifiée : classement par arrêté du 17 janvier 1924
Personnages clés
Pierre de la Fin - Vingtième abbé de Bénisson-Dieu
Commanditaire de la porte après 1497.
Origine et histoire de la Porte de ville
La porte de ville de Montaiguët-en-Forez est un édifice fortifié construit au XVe siècle, situé dans la commune du même nom, dans le département de l’Allier (région Auvergne-Rhône-Alpes). Elle se distingue par sa structure défensive, composée de deux grosses tours partiellement découronnées et surmontées d’une toiture en tuiles vernissées polychromes. La porte, élevée après 1497, fut commanditée par Pierre de la Fin, vingtième abbé de l’abbaye de Bénisson-Dieu, qui avait obtenu l’autorisation de clore le bourg. Son architecture intègre une niche ornée et des armoiries abbatiales, tandis que l’ensemble conservait à l’origine une herse et un pont-levis, dont les traces subsistent.
La porte abritait une chambre haute, aujourd’hui utilisée comme mairie, accessible par un escalier en spirale logé dans l’une des tours. Classée monument historique par arrêté du 17 janvier 1924, elle appartient à la commune et témoigne de l’histoire médiévale locale. Sa toiture primitive, couverte de tuiles vernissées polychromes, et ses éléments défensifs (emplacements de herse et pont-levis) en font un exemple remarquable de l’architecture militaire civile de la fin du Moyen Âge. La porterie, avec ses écussons et sa niche sculptée, reflète aussi le pouvoir ecclésiastique de l’abbaye de Bénisson-Dieu sur la région.
Le monument illustre les dynamiques urbaines et religieuses du XVe siècle en Bourbonnais, où les abbayes jouaient un rôle central dans l’organisation territoriale. La porte, conçue pour contrôler les accès au bourg, symbolise à la fois une volonté de protection et une affirmation d’autorité. Son classement au titre des monuments historiques souligne son importance patrimoniale, tandis que sa conservation permet d’étudier les techniques de fortification et les rapports entre pouvoir abbatial et communauté locale à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance.