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Porte de ville de Montréal dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine défensif Rempart Porte-de-ville

Porte de ville de Montréal

  • 9 Rue Commandant Parisot
  • 32250 Montréal
Porte de ville de Montréal
Porte de ville de Montréal
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
32250 Montréal, 9 Rue Commandant Parisot

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1255
Fondation de la bastide
limite XIIIe-XIVe siècle
Construction probable de la porte
XVe siècle
Travaux d’entretien
1925
Inscription à l’Inventaire supplémentaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte de ville, près de l'église : inscription par arrêté du 30 juin 1925

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.

Origine et histoire de la Porte de ville

La porte de ville de Montréal, située dans le prolongement du mur sud de l'église, marque l'extrémité d'une rue transversale reliant la place centrale au rempart. Contrairement aux portes fortifiées classiques, elle n'est pas surmontée d'une tour, mais constitue un simple percement dans l'enceinte, construit en moyen appareil de pierre calcaire. Son arc brisé, aux claveaux quasi cubiques, et les congés triangulaires des piédroits suggèrent une datation entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle. Une série de corbeaux sous le toit atteste d’un ancien hourd en bois, aujourd’hui disparu, accessible depuis une porte bouchée dans le mur occidental de l’église.

Cette porte, seul vestige conservé de l’enceinte médiévale, était liée à la fondation de la bastide en 1255, bien que sa construction précise remonte probablement à la charnière des XIIIe et XIVe siècles. Les comptes consulaires du XVe siècle mentionnent des travaux d’entretien réguliers (serrures, réparations), confirmant son usage prolongé. La maçonnerie, solidaire de celle de l’église et de son contrefort sud-ouest, renforce cette hypothèse chronologique. Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1925, elle illustre l’architecture défensive civile des bastides occitanes.

L’enceinte de Montréal, prévue dès 1255, protégeait la ville nouvelle selon un plan orthogonal typique des bastides. La porte, dépourvue de tour, reflète une fortification modeste mais efficace, adaptée à une agglomération secondaire. Son toit à deux pans, couvert de tuiles creuses, et l’absence de décor soulignent son caractère utilitaire. Aujourd’hui propriété communale, elle témoigne de l’urbanisme médiéval et des techniques de construction en pierre locale, caractéristiques du Gers et de l’Occitanie.

Liens externes

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