Fondation de la bastide 1255 (≈ 1255)
Prévision de l’enceinte fortifiée dès la création.
limite XIIIe-XIVe siècle
Construction probable de la porte
Construction probable de la porte limite XIIIe-XIVe siècle (≈ 1450)
Datation par analyse architecturale et maçonnerie.
XVe siècle
Travaux d’entretien
Travaux d’entretien XVe siècle (≈ 1550)
Remplacement de serrures et réparations mentionnées.
1925
Inscription à l’Inventaire supplémentaire
Inscription à l’Inventaire supplémentaire 1925 (≈ 1925)
Protection officielle comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de ville, près de l'église : inscription par arrêté du 30 juin 1925
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.
Origine et histoire de la Porte de ville
La porte de ville de Montréal, située dans le prolongement du mur sud de l'église, marque l'extrémité d'une rue transversale reliant la place centrale au rempart. Contrairement aux portes fortifiées classiques, elle n'est pas surmontée d'une tour, mais constitue un simple percement dans l'enceinte, construit en moyen appareil de pierre calcaire. Son arc brisé, aux claveaux quasi cubiques, et les congés triangulaires des piédroits suggèrent une datation entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle. Une série de corbeaux sous le toit atteste d’un ancien hourd en bois, aujourd’hui disparu, accessible depuis une porte bouchée dans le mur occidental de l’église.
Cette porte, seul vestige conservé de l’enceinte médiévale, était liée à la fondation de la bastide en 1255, bien que sa construction précise remonte probablement à la charnière des XIIIe et XIVe siècles. Les comptes consulaires du XVe siècle mentionnent des travaux d’entretien réguliers (serrures, réparations), confirmant son usage prolongé. La maçonnerie, solidaire de celle de l’église et de son contrefort sud-ouest, renforce cette hypothèse chronologique. Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1925, elle illustre l’architecture défensive civile des bastides occitanes.
L’enceinte de Montréal, prévue dès 1255, protégeait la ville nouvelle selon un plan orthogonal typique des bastides. La porte, dépourvue de tour, reflète une fortification modeste mais efficace, adaptée à une agglomération secondaire. Son toit à deux pans, couvert de tuiles creuses, et l’absence de décor soulignent son caractère utilitaire. Aujourd’hui propriété communale, elle témoigne de l’urbanisme médiéval et des techniques de construction en pierre locale, caractéristiques du Gers et de l’Occitanie.