Charte de fondation de Miles VIII 1232 (≈ 1232)
Atteste la construction de l'enceinte et des portes.
fin XIIe siècle
Construction des remparts
Construction des remparts fin XIIe siècle (≈ 1295)
Édifiés par Hugues de Noyers, évêque d'Auxerre.
XVe siècle
Rebâtissement de la porte Peinte
Rebâtissement de la porte Peinte XVe siècle (≈ 1550)
Ajout du pont-levis en 1491.
1778
Démontage des herses et portes
Démontage des herses et portes 1778 (≈ 1778)
Fin des éléments défensifs mobiles.
1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de la porte Peinte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de Ville (ancienne) : inscription par arrêté du 5 mai 1926
Personnages clés
Hugues de Noyers - Évêque d'Auxerre et tuteur de Miles VII
Initiateur des remparts à la fin du XIIe.
Miles VII - Seigneur de Noyers
Commanditaire indirect via son tuteur.
Miles VIII - Seigneur de Noyers
Auteur de la charte de 1232.
Origine et histoire de la Porte de ville
La porte de ville de Noyers-sur-Serein, aussi appelée porte d’Avallon, porte du Midi ou porte Peinte, est une porte fortifiée intégrée aux remparts de la ville. Sa construction, contemporaine de celle des remparts, est attestée par la charte de fondation de Miles VIII en 1232. Elle était autrefois ornée de deux panonceaux peints aux armes seigneuriales, ce qui lui a valu son nom. La porte était protégée par des herses et un pont-levis ajouté en 1491, avant que ces éléments défensifs ne soient démontés en 1778.
Les remparts de Noyers, édifiés à la fin du XIIe siècle sous l’impulsion d’Hugues de Noyers, évêque d’Auxerre et tuteur de Miles VII, comprenaient initialement 23 tours et 3 portes. La porte Peinte, située au sud-est du bourg, était un point stratégique de l’enceinte. Elle fut entièrement rebâtie au XVe siècle, période durant laquelle les fortifications furent restaurées à plusieurs reprises, notamment grâce à des exemptions fiscales accordées par le duc de Bourgogne.
En 1232, la charte de Miles VIII précise que les habitants de Noyers devraient financer la moitié des frais de construction des remparts, en échange de l’exemption du droit de mainmorte. Cette collaboration entre le seigneur et la population locale illustre l’importance des fortifications pour la protection et l’autonomie de la ville. La porte Peinte, avec ses 4 bouches à canons et sa bretèche, témoigne de l’évolution des techniques défensives entre le Moyen Âge et la Renaissance.
Au fil des siècles, la porte a subi des modifications, comme la disparition de la herse et du pont-levis au XVIIIe siècle. Malgré ces transformations, elle reste un exemple remarquable d’architecture militaire médiévale. Inscrite aux monuments historiques en 1926, elle est aujourd’hui propriété de la commune et constitue un patrimoine emblématique de l’Yonne.
Les vestiges des remparts, incluant 19 tours et des portions de murailles, rappellent l’étendue originale de l’enceinte. Parmi ces éléments, la tour de Venoise, ancienne corps de garde, et la porte de la Rue (ou de Tonnerre) subsistent partiellement. Ces structures, bien que remaniées, offrent un aperçu de l’organisation défensive de Noyers, ville stratégique en Bourgogne au Moyen Âge.