Porte de ville de Penne-d'Agenais dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Patrimoine urbain Porte-de-ville

Porte de ville de Penne-d'Agenais

  • Rue du 14 Juillet
  • 47140 Penne-d'Agenais
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIIIe siècle
Construction de l'enceinte
Début du XIVe siècle
Travaux de fortification
XVIIe siècle
Ajout d'un escalier
XVIIIe siècle
Modification des ouvertures
XIXe siècle
Nouveaux percements
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte de ville et la vieille maison contiguë : inscription par arrêté du 24 juillet 1929

Personnages clés

Jean Ferrand Identification incertaine, sieur de Bargillac et de Villesèque en 1749, associé à une maison médiévale.
Gilles Séraphin Historien ayant étudié les travaux de fortification entre 1290 et 1330.
A. Delletery Historien ayant daté la cage d'escalier du début du XVIIe siècle.
Jean-Baptiste Sarrazin Propriétaire de la maison au début du XIXe siècle, issu d'une famille de notables de Penne.

Origine et histoire de la Porte de ville

L'enceinte protégeant l'agglomération remonte à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, période liée aux guerres de Cent Ans. L'accès était contrôlé par trois portes : la porte de la ville au sud, la porte Ricard à l'est et la porte de Ferracap au nord. Des maisons adossées au rempart présentent des fenêtres géminées qui pouvaient être obturées en cas de danger. Une maison médiévale, dite de Jean Ferrand — identification incertaine, un certain Jean de Ferrand étant qualifié de sieur de Bargillac et de Villesèque en 1749 — est adossée au mur d'enceinte et attenante à la porte de la ville. L'élévation latérale donnant sur la rue du 14-Juillet comporte une baie géminée datable du XIIIe siècle. En façade, une série de fenêtres à réseaux trilobés, ouvertes dans le mur de ville, paraît contemporaine des travaux de fortification entrepris entre 1290 et 1330, selon Gilles Séraphin. Selon A. Delletery, l'angle sud-est renferme la cage d'un escalier qu'il date du début du XVIIe siècle. Sur l'élévation latérale, une fenêtre comparable à celles du premier étage en façade a été remplacée par une ouverture en arc segmentaire au XVIIIe siècle. La maison figure sur le plan cadastral de 1830 : elle occupe alors une vaste parcelle, dégagée sur l'élévation latérale gauche et solidaire d'autres maisons et dépendances à l'arrière jusqu'à la venelle des Consuls. Au début du XIXe siècle, la propriété appartient à Jean-Baptiste Sarrazin, issu d'une vieille famille de notables de Penne. De nouveaux percements ont été réalisés en façade au cours du XIXe siècle.

Liens externes