Première mention d'une porte 1265 (≈ 1265)
Charte de coutumes évoquant un accès antérieur.
1927
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1927 (≈ 1927)
Protection officielle de la tour-porte.
2003
Classement de l'horloge
Classement de l'horloge 2003 (≈ 2003)
Mécanisme médiéval classé ISMH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de ville : inscription par arrêté du 5 février 1927
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire
La tour-porte de Sarrant s’intègre dans l’enceinte orientale du village, bâtie en alignement avec le mur défensif. Structure quasi carrée (7 m de côté, 22 m de haut), elle compte cinq niveaux : un couloir voûté au rez-de-chaussée, trois salles superposées, et un comble. Ses maçonneries en pierre calcaire (moyen appareil) supportent un toit en tuiles creuses, surmonté d’un lanterneau. L’accès, protégé par un pont-levis (dont subsistent les traces des chaînes et l’emplacement de repli), une herse et deux portes en arc brisé, témoigne de son rôle défensif majeur. Une archère en croix pattée (1er étage) et des fenêtres trilobées ou géminées (étages supérieurs) ornent les façades, tandis qu’une horloge médiévale (foliot, classée ISMH en 2003) occupe le 3e niveau.
La construction semble s’être déroulée en deux phases au XIVe siècle. La première (avant milieu du siècle) inclut le passage fortifié, la herse, et les éléments défensifs primaires (archère, corbeaux). La seconde (seconde moitié du siècle) ajoute les baies ornées (trilobées, quadrilobées) et un mâchicoulis (disparu au XVIIe siècle, remplacé par un toit en pavillon). Un dessin du XVIe siècle (Archives Nationales) atteste de ce crénelage, porté par des corbeaux encore visibles. Le pont-levis fut remplacé par un pont-dormant maçonné avant l’Époque moderne, sans vestiges apparents. La tour, unique accès au village jusqu’au XIXe siècle, fut inscrite aux Monuments Historiques en 1927.
Une charte de coutumes de 1265 mentionne une porte antérieure, suggérant une reconstruction au XIVe siècle. Les maçonneries homogènes confirment une édification d’un seul jet, malgré des remaniements ultérieurs (charpente au XVIIe siècle). La tour abritait aussi un mécanisme d’horloge médiévale, dont les poids traversent les 2e et 3e étages. Propriété communale, elle symbolise l’histoire défensive de ce bastide gascon, aujourd’hui ouvert à la visite dans le Gers (Occitanie).
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