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Porte de ville de Sarrant dans le Gers

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Patrimoine urbain
Porte-de-ville

Porte de ville de Sarrant

    Village
    32120 Sarrant
Propriété de la commune
Porte de ville de Sarrant
Porte de ville de Sarrant
Porte de ville de Sarrant
Porte de ville de Sarrant
Porte de ville de Sarrant
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Porte de ville de Sarrant
Porte de ville de Sarrant
Porte de ville de Sarrant
Porte de ville de Sarrant
Porte de ville de Sarrant
Crédit photo : Tornade - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1900
2000
1265
Première mention d'une porte
1927
Inscription aux Monuments Historiques
2003
Classement de l'horloge
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte de ville : inscription par arrêté du 5 février 1927

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.

Origine et histoire

La tour-porte de Sarrant s’intègre dans l’enceinte orientale du village, bâtie en alignement avec le mur défensif. Structure quasi carrée (7 m de côté, 22 m de haut), elle compte cinq niveaux : un couloir voûté au rez-de-chaussée, trois salles superposées, et un comble. Ses maçonneries en pierre calcaire (moyen appareil) supportent un toit en tuiles creuses, surmonté d’un lanterneau. L’accès, protégé par un pont-levis (dont subsistent les traces des chaînes et l’emplacement de repli), une herse et deux portes en arc brisé, témoigne de son rôle défensif majeur. Une archère en croix pattée (1er étage) et des fenêtres trilobées ou géminées (étages supérieurs) ornent les façades, tandis qu’une horloge médiévale (foliot, classée ISMH en 2003) occupe le 3e niveau.

La construction semble s’être déroulée en deux phases au XIVe siècle. La première (avant milieu du siècle) inclut le passage fortifié, la herse, et les éléments défensifs primaires (archère, corbeaux). La seconde (seconde moitié du siècle) ajoute les baies ornées (trilobées, quadrilobées) et un mâchicoulis (disparu au XVIIe siècle, remplacé par un toit en pavillon). Un dessin du XVIe siècle (Archives Nationales) atteste de ce crénelage, porté par des corbeaux encore visibles. Le pont-levis fut remplacé par un pont-dormant maçonné avant l’Époque moderne, sans vestiges apparents. La tour, unique accès au village jusqu’au XIXe siècle, fut inscrite aux Monuments Historiques en 1927.

Une charte de coutumes de 1265 mentionne une porte antérieure, suggérant une reconstruction au XIVe siècle. Les maçonneries homogènes confirment une édification d’un seul jet, malgré des remaniements ultérieurs (charpente au XVIIe siècle). La tour abritait aussi un mécanisme d’horloge médiévale, dont les poids traversent les 2e et 3e étages. Propriété communale, elle symbolise l’histoire défensive de ce bastide gascon, aujourd’hui ouvert à la visite dans le Gers (Occitanie).

Liens externes