Fondation de Naucelle Fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle (≈ 1195)
Naucelle est fondée comme sauveté avec l'appui des moines cisterciens.
1424
Fortification de la ville
Fortification de la ville 1424 (≈ 1424)
Autorisation de construire des murailles accordée par Hugues de Castelpers et Philippe de Landorre.
1427
Début des travaux
Début des travaux 1427 (≈ 1427)
Début de la construction des murailles et de la reconstruction de la grange de Bonnefon.
1658
Destruction des murailles
Destruction des murailles 1658 (≈ 1658)
Les murs et les tours du bourg sont rasés après un soulèvement local.
1978
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1978 (≈ 1978)
La Porte des Anglais est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte des Anglais (parties subsistantes) : inscription par arrêté du 12 juillet 1978
Personnages clés
Hugues de Castelpers
Abbé de Bonnecombe, a accordé l'autorisation de construire les murailles en 1424.
Philippe de Landorre
Chevalier, a participé à l'autorisation de construction des murailles en 1424.
Origine et histoire de la Porte des Anglais
La Porte des Anglais est une porte de ville située à Naucelle, dans l'Aveyron. Naucelle, ancienne sauveté dont le nom signifie « nouvelle cellule », aurait été fondée vers la fin du XIe siècle ou au début du XIIe. À la fin du XIIe siècle, avec l'appui des moines cisterciens, Naucelle devient la première cité du Ségala. La guerre de Cent Ans provoque un déclin économique et conduit, en 1424, à l'aménagement de fossés et de murailles autour de l'agglomération. Le censier de 1516 mentionne à plusieurs reprises fossats et portas, confirmant que la ville était alors fortifiée. La porte qui subsiste correspond à la « porta que va a Cabanes », devenue Porte des Anglais, et s'ouvrait sur les chemins menant à Cabanès et à Sauveterre. Elle était à l'origine constituée d'une tour intégrant l'appareil défensif médiéval : double herse à l'intérieur des arcs, assommoir entre les herses et système de chaînes et de poulies pour le pont-levis. Il ne subsiste aujourd'hui que quelques pans de mur au‑dessus des arcs. À l'intérieur de la porte, au‑dessus de l'arc, une niche a sans doute abrité une image pieuse invoquée pour la défense de la ville. L'autorisation de construire les murailles fut accordée après qu'Hugues de Castelpers, abbé de Bonnecombe, et Philippe de Landorre, chevalier, se rendirent à Naucelle le 8 novembre 1424 et assemblèrent la population dans l'église pour accepter leur demande. Cette autorisation s'accompagna de l'octroi de franchises et du droit d'élire des consuls, et une inscription conservée dans l'église date le début des travaux à 1427, contemporain de la reconstruction de la grange de Bonnefon. Le censier signale par ailleurs deux autres portes aujourd'hui disparues : la « Porta nova de Galvan », près du presbytère, qui donnait accès à la route menant à la grande de Bonnefon et au grand chemin de Rodez à Toulouse, et « la porta que va a Rodes », qui ouvrait sur la voie menant à l'actuelle Mothe. En 1658, un soulèvement local provoqué par la saisie de bêtes par les archers du vice-sénéchal du Rouergue fut réprimé sévèrement : huit habitants furent pendus et l'intendant de Montauban fit raser les murs et les tours du bourg et descendre les cloches. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1978.