Construction de la porte XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Période d'édification estimée des remparts.
30 décembre 1988
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 30 décembre 1988 (≈ 1988)
Protection officielle de la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte avec son passage voûté et la façade sur rue faisant suite (cad. ZR 188, 190) : inscription par arrêté du 30 décembre 1988
Origine et histoire de la Porte des Boucheries
La Porte des Boucheries de Saint-Saturnin est un vestige de l’enceinte fortifiée du village, édifiée entre le XVe et le XVIe siècle. Elle se situe au nord-ouest des remparts, marquant l’entrée de la rue des Boucheries. Son architecture se distingue par un arc brisé surbaissé et chanfreiné, ainsi que des piédroits travaillés. À gauche de la porte, un talus renforce le mur extérieur, témoignant des techniques défensives de l’époque.
Cette porte donne accès à un passage couvert, dont la sortie présente une façade percée de trois ouvertures : une baie de boutique, une porte rectangulaire à moulures, et un portail à linteau en bois. Ces éléments suggèrent une fonction à la fois défensive et commerciale, typique des villages fortifiés médiévaux. La structure, incluant le passage voûté et la façade, a été inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 30 décembre 1988.
L’ouvrage illustre l’organisation urbaine de Saint-Saturnin, où les portes fortifiées rythmaient les accès tout en abritant des activités artisanales ou marchandes. Le nom « rue des Boucheries » évoque probablement la concentration d’échoppes liées à cette corporation, courante dans les bourgs médiévaux. La localisation approximative, notée comme « passable » (5/10), place aujourd’hui la porte à proximité de la rue Côte Gros Jean.
Aucune information n’est disponible sur d’éventuels commanditaires ou événements historiques spécifiques liés à cette porte. Son inscription au titre des Monuments Historiques souligne cependant son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle dans l’histoire locale. Les sources mentionnent uniquement des données descriptives et administratives, sans anecdote ou détail sur sa construction ou ses usages passés.