Murage de la porte 1439 (≈ 1439)
Lors des troubles de la Praguerie.
XIVe siècle
Restauration des remparts
Restauration des remparts XIVe siècle (≈ 1450)
Conflit consuls vs évêque pour la défense.
1601
Réouverture de la porte
Réouverture de la porte 1601 (≈ 1601)
Après 162 ans de condamnation.
19 mai 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 19 mai 1927 (≈ 1927)
Inscrite par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte des Roches : inscription par arrêté du 19 mai 1927
Personnages clés
Consuls de Saint-Flour - Représentants bourgeois
Opposés à l’évêque pour les travaux.
Seigneur évêque - Autorité religieuse et seigneuriale
En conflit avec les consuls.
Origine et histoire de la Porte des Roches
La porte des Roches est une porte de ville ogivale et voûtée, intégrée à une tour rectangulaire de l’ancienne enceinte de Saint-Flour, dans le Cantal. Construite aux XIVe et XVe siècles, elle fut restaurée au XIVe siècle pour renforcer les remparts contre les Anglais, déclenchant des tensions entre les consuls de la ville et le seigneur évêque, chacun revendiquant l’autorité sur les travaux. Ce conflit illustre les rivalités de pouvoir typiques des cités épiscopales médiévales.
En 1439, lors des troubles de la Praguerie – révolte nobiliaire contre le roi Charles VII –, la porte fut murée par crainte des invasions ou des rébellions. Elle resta condamnée pendant près de deux siècles, jusqu’à sa réouverture en 1601. Ce murage reflète les stratégies défensives locales face aux instabilités politiques de la fin de la guerre de Cent Ans.
La porte des Roches témoigne aussi de l’architecture militaire médiévale, avec sa structure ogivale et son intégration dans une tour rectangulaire. Son inscription aux monuments historiques en 1927 souligne son importance patrimoniale, liée à l’histoire urbaine et aux conflits entre pouvoir épiscopal et bourgeoisie consulaire à Saint-Flour.