Construction initiale 1194 (≈ 1194)
Construction des remparts et première mention de la porte.
1394-1398
Reconstruction de la porte
Reconstruction de la porte 1394-1398 (≈ 1396)
Porte reconstituée durant cette période.
1422
Ajout d'une avant-porte
Ajout d'une avant-porte 1422 (≈ 1422)
Complétion de la porte par une avant-porte.
1578
Fin du rôle militaire
Fin du rôle militaire 1578 (≈ 1578)
La porte est murée, mettant fin à son rôle défensif.
1847
Restauration et musée
Restauration et musée 1847 (≈ 1847)
Restauration et création d'un musée des antiquités.
1862
Classement historique
Classement historique 1862 (≈ 1862)
La porte est classée monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte du Croux : classement par liste de 1862
Personnages clés
Pierre de Courtenay
Responsable de la construction des remparts et de la porte en 1194.
Baron de Vertpré
Acheteur et donateur de la porte à la municipalité pour sa restauration.
Origine et histoire de la Porte du Croux
La porte du Croux se situe rue de la Porte du Croux, dans le centre-ville de Nevers (Nièvre). Une porte à cet emplacement est attestée dès 1194 lors de la construction des remparts par Pierre de Courtenay. Reconstituée entre 1394 et 1398, elle fut complétée par une avant-porte en 1422. Outre sa fonction défensive, la porte percevait des taxes sur les marchandises entrant en ville et le quartier relevant de son autorité était administré par un échevin. En 1578, pendant les guerres de Religion, les échevins la murèrent, ce qui mit fin à son rôle militaire. Elle servit ensuite de dépôt pour les archives de l’abbesse de l’abbaye Notre‑Dame, puis de dépôt de poudre pendant la Révolution. À l’abandon en 1847, elle fut achetée par le baron de Vertpré qui la donna à la municipalité à la condition qu’elle soit restaurée et qu’y soit créé un musée des antiquités de la Nièvre. L’édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1862. Sur le plan architectural, on observe des fentes destinées aux chaînes d’un pont-levis qui surplombait le ruisseau de la Passière, affluent de la Loire aujourd’hui enterré.