Premières fortifications en terre XIe siècle (≈ 1150)
Vestiges rue du Buffet, non intégrés ultérieurement.
XIIIe siècle
Fortifications en pierre
Fortifications en pierre XIIIe siècle (≈ 1350)
Travaux rue de l'Ardiller, conservés partiellement.
1386-1387
Renforcement des remparts
Renforcement des remparts 1386-1387 (≈ 1387)
Travaux datés rue du Boëlle.
1412-1413
Reconstruction majeure des fortifications
Reconstruction majeure des fortifications 1412-1413 (≈ 1413)
Intègre vestiges antérieurs (sauf rue du Buffet).
1669
Ajout d’un arceau
Ajout d’un arceau 1669 (≈ 1669)
Doublement de la porte du Boëlle.
1798
Destruction de la porte du Guichet
Destruction de la porte du Guichet 1798 (≈ 1798)
Disparition d’un élément des fortifications.
4 février 1976
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 4 février 1976 (≈ 1976)
Protection officielle de la porte du Moulin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte du Moulin (cad. BI 14p, 267) : inscription par arrêté du 4 février 1976
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire de la Porte du Moulin
La porte du Moulin fait partie des fortifications de Montreuil-Bellay, édifiées à différentes époques entre le XIe et le XVe siècle. Les premiers vestiges, datés du XIe siècle, étaient constitués de remparts en terre (rue du Buffet), renforcés ultérieurement. Des fortifications en pierre furent ajoutées au XIIIe siècle (rue de l'Ardiller) et entre 1386 et 1387 (rue du Boëlle). Une reconstruction majeure eut lieu au XVe siècle, à partir de 1412-1413, intégrant les vestiges antérieurs, sauf ceux de la rue du Buffet. Ces travaux s’inscrivent dans un contexte de renforcement défensif typique du Moyen Âge tardif, où les villes se protègent des conflits comme la guerre de Cent Ans.
La porte du Moulin est l’une des cinq portes encore visibles aujourd’hui, avec les portes Saint-Jean, Nouvelle, du Gué et du Boëlle. Deux autres portes, celles du Guichet et des Fontaines, ont disparu, dont la première détruite en 1798. Un arceau fut ajouté en 1669 pour doubler la porte du Boëlle, illustrant des adaptations ultérieures aux besoins de circulation. La porte du Moulin elle-même fut inscrite aux monuments historiques par arrêté du 4 février 1976, reconnaissant sa valeur patrimoniale comme témoin des systèmes défensifs médiévaux.
Les fortifications de Montreuil-Bellay reflètent l’évolution des techniques militaires et urbaines en Anjou. Au XIVe et XVe siècles, la région, marquée par les tensions entre royaumes de France et d’Angleterre, voit se multiplier les ouvrages défensifs. Ces remparts servaient non seulement à protéger la population, mais aussi à contrôler les accès à la ville, essentiels pour le commerce et la fiscalité seigneuriale. Leur préservation partielle offre aujourd’hui un aperçu de l’urbanisme médiéval et de son adaptation aux enjeux politiques et sociaux de l’époque.