Construction des fortifications 1360-1361 (≈ 1361)
Décision de fortifier Marvejols contre les Routiers.
1574
Prise de Marvejols
Prise de Marvejols 1574 (≈ 1574)
Mathieu Merle s'empare de la ville.
1586
Siège et destruction
Siège et destruction 1586 (≈ 1586)
Assaut du duc de Joyeuse, pillage.
1589
Reconstruction par Henri IV
Reconstruction par Henri IV 1589 (≈ 1589)
Financement royal pour restaurer la ville.
1700s
Comblement des fossés
Comblement des fossés 1700s (≈ 1700)
Transformation en jardins publics.
1925
Classement monument historique
Classement monument historique 1925 (≈ 1925)
Protection officielle de la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte du Thérond : inscription par arrêté du 23 décembre 1925
Personnages clés
Mathieu Merle - Chef protestant
Prend Marvejols en 1574.
Duc de Joyeuse - Chef catholique
Dirige le siège de 1586.
Henri III - Roi de France
Ordonne le démantèlement en 1586.
Henri IV - Roi de France
Finance la reconstruction en 1589.
Origine et histoire de la Porte du Thérond
La porte du Thérond, située à Marvejols en Lozère, fut édifiée au XIVe siècle dans le cadre des fortifications urbaines décidée en 1360-1361 pour se protéger des attaques des Routiers. Ces bandes armées ravageaient alors la région, poussant les syndics locaux à ériger des remparts et trois portes principales : Chanelles, Soubeyran et Thérond. Les substructures de ces portes datent de cette période, bien que leurs aspects actuels résultent de reconstructions ultérieures.
Pendant les guerres de Religion, Marvejols devint un bastion protestant. En 1574, Mathieu Merle s'en empara, et en 1586, la ville fut assiégée par les troupes catholiques du duc de Joyeuse. Après trois jours de résistance, elle fut pillée et ses fortifications partiellement détruites sur ordre d'Henri III. Henri IV, souhaitant la réconciliation, finança la reconstruction de la ville à partir de 1589, incluant la porte du Thérond. Cette dernière, moins imposante que les autres portes, reliait la cité aux paturages de la plaine et au quartier commercial.
Architecturalement, la porte du Thérond se distingue par ses deux tours encadrant le passage, sans assomoir. La tour droite, percée de fenêtres, a subi des modifications : le percement d'une fenêtre supérieure a entraîné la suppression d'un corbeau du chemin de ronde, remplaçant les linteaux en pierre par un linteau en bois. Une inscription latine sur la façade intérieure rend hommage au roi pour la reconstruction. La porte fut classée monument historique en 1925, préservant ainsi ce témoignage des conflits religieux et de l'urbanisme médiéval.
Au XVIIIe siècle, les fossés entourant les remparts furent comblés et transformés en jardins, marquant une évolution vers une ville moins militarisée. Aujourd'hui, la porte du Thérond reste un symbole de la résilience de Marvejols, entre héritage défensif et renouveau urbain.