Fortifications initiales Milieu du XIVe siècle (≈ 1450)
Construction des substructures de la porte suite aux attaques des Routiers.
1574
Prise par Mathieu Merle
Prise par Mathieu Merle 1574 (≈ 1574)
Marvejols devient un important foyer protestant pendant les guerres de Religion.
1586
Siège et démantèlement
Siège et démantèlement 1586 (≈ 1586)
La ville est assiégée et pillée par les Ligueurs, puis les fortifications sont démantelées sur ordre d'Henri III.
Fin du XVIe siècle
Reconstruction sous Henri IV
Reconstruction sous Henri IV Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
Reconstruction de la ville et de ses portes favorisée par Henri IV.
XVIIIe siècle
Transformation des fossés
Transformation des fossés XVIIIe siècle (≈ 1850)
Les fossés sont comblés et transformés en jardins.
1925
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1925 (≈ 1925)
La porte du Thérond est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte du Thérond : inscription par arrêté du 23 décembre 1925
Personnages clés
Mathieu Merle
Chef protestant qui s'empara de Marvejols en 1574.
Henri III
Roi de France qui ordonna le démantèlement des fortifications en 1586.
Henri IV
Roi de France qui favorisa la reconstruction de la ville et de ses portes.
Origine et histoire de la Porte du Thérond
La porte du Thérond est une porte de ville située à Marvejols, en Lozère, qui marque l'entrée est de la vieille ville. Au milieu du XIVe siècle, à la suite d'attaques des Routiers, la cité fit entreprendre des fortifications et le Thérond conserve des substructures de cette période. Pendant les guerres de Religion, Mathieu Merle s'empara de Marvejols en 1574 et la ville devint un important foyer protestant de la province. En 1586, une expédition de Ligueurs commandée par le duc de Joyeuse assiégea la cité ; après trois jours de résistance, les assiégés capitulèrent et la ville fut pillée. Le 7 novembre 1586, le roi Henri III ordonna le démantèlement des fortifications ; Henri IV favorisa ensuite la reconstruction de la ville et de ses portes. Au XVIIIe siècle, les fossés furent comblés et transformés en jardins. La porte du Thérond ouvrait sur la plaine et les pâturages de l'est et desservait le quartier du commerce ainsi que la place du Griffoul. Plus réduite que les autres portes urbaines, elle est encadrée par deux tours flanquant le passage, sans assommoir au‑dessus de celui‑ci. La tour de droite est percée de fenêtres ; le percement probable de la fenêtre supérieure a entraîné la suppression d'un corbeau du chemin de ronde. Cette modification a conduit à la disparition des linteaux en pierre, remplacés par un linteau en bois sur lequel la maçonnerie du chemin de ronde a été remontée. Sur la façade côté ville figure une inscription latine exprimant la reconnaissance envers le roi qui permit la réédification. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 23 décembre 1925. Des ressources documentaires, notamment la base Mérimée et Wikimedia Commons, complètent les informations disponibles sur la porte du Thérond.