Assauts et dommages 1357-1365 (≈ 1361)
Remparts endommagés, reconstruction nécessaire.
1437
Entrée de Charles VII
Entrée de Charles VII 1437 (≈ 1437)
Passage solennel du roi par la porte.
XIVe-XVe siècles
Construction et reconstruction
Construction et reconstruction XIVe-XVe siècles (≈ 1550)
Porte édifiée puis remaniée après les assauts.
19 mai 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 19 mai 1927 (≈ 1927)
Inscription officielle au patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte des Tuiles : inscription par arrêté du 19 mai 1927
Personnages clés
Charles VII - Roi de France
Entrée solennelle en 1437 par cette porte.
Origine et histoire de la Porte du Thuile
La porte du Thuile, aussi appelée porte des Tuiles, est une ancienne porte fortifiée située à Saint-Flour, dans le département du Cantal. Son nom dérive du terme Tuel (ou Tuile), désignant un canal utilisé pour l’évacuation des eaux ou des égouts. Construite entre les XIVe et XVe siècles, elle constituait l’accès principal de la ville médiévale, concentrant à la fois le trafic commercial et les routes en provenance du Midi. Cette porte jouait également un rôle stratégique dans le système défensif de Saint-Flour, comme en témoignent les reconstructions menées après les assauts subis entre 1357 et 1365, adaptées aux normes militaires de l’époque.
En 1437, la porte du Thuile marqua l’histoire locale en accueillant l’entrée solennelle de Charles VII dans la ville. Ce passage royal soulignait son importance symbolique et pratique, puisqu’elle abritait aussi un égout majeur évacuant les eaux sous son arche. La porte fut classée au titre des monuments historiques par arrêté du 19 mai 1927, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale liée à son architecture militaire et à son rôle dans l’urbanisme médiéval.
Au-delà de sa fonction défensive, la porte du Thuile illustre l’ingéniosité des aménagements hydrauliques médiévaux, où infrastructure urbaine et gestion des eaux se combinaient. Les routes convergentes et l’activité commerciale qui s’y concentraient en firent un point névralgique de la vie économique et sociale de Saint-Flour, reflétant l’organisation des cités fortifiées de l’Auvergne médiévale.