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Propriété de la commune
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
…
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la porte fortifiée avec des arcs brisés et un appareil en galets.
XIVe siècle
Vente de la seigneurie
Vente de la seigneurie XIVe siècle (≈ 1450)
La seigneurie de Fourques est vendue par la reine Yolande d'Aragon.
1984
Classement historique
Classement historique 1984 (≈ 1984)
La porte est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte fortifiée, ainsi que les remparts contigüs (cad. A 155) : inscription par arrêté du 8 octobre 1984
Personnages clés
Yolande d'Aragon
Reine ayant vendu la seigneurie de Fourques au XIVe siècle.
Origine et histoire de la Porte fortifiée de Fourques
Porte fortifiée
La porte fortifiée de Fourques, dans les Pyrénées-Orientales, est une porte de ville datée des XIIIe et XIVe siècles. Les habitants de Fourques dépendaient directement du roi de Majorque ; la seigneurie fut vendue au XIVe siècle par la reine Yolande d'Aragon. Elle se situe au sein du village, près de la mairie, sur le bord méridional de l'ancien périmètre fortifié et ouvre sur la rue du Château. Les remparts sont rarement mentionnés dans les archives ; il ne subsiste, outre la porte, que quelques éléments de courtines. La porte a été inscrite au titre des monuments historiques le 8 octobre 1984.
L'ouvrage est construit en gros galets disposés en épi et assisés sans chaînage de briques, appareil retrouvé également sur certaines courtines et qui, selon les observations, exclut en principe une influence mayorquine. Les arcs brisés, avec joint vertical au sommet, témoignent d'une datation relativement tardive, plutôt vers la fin du XIIIe siècle. L'entrée extérieure comporte deux arcs successifs séparés par un mâchicoulis ; le premier arc est plus élevé que le second et tous deux reposent sur des corbeaux biseautés. L'arrière voussure est voûtée en berceau légèrement brisé ; elle comprend un arc de tête avec clé sommitale, sans impostes aux naissances, et supporte un élément de chemin de ronde beaucoup plus large que celui conservé sur certains vestiges de courtines. Sous le passage, au revers de l'entrée, subsistent les vestiges d'une niche. La porte et les fragments de murs qui l'entourent constituent l'essentiel des vestiges défensifs conservés du village.