Première porte attestée 1454 (≈ 1454)
Construction d'une porte défensive près de la Seine.
1749
Construction de la porte actuelle
Construction de la porte actuelle 1749 (≈ 1749)
Édification de la Porte Guillaume-Lion dans le style Louis XV.
XIXe siècle
Menace de démolition
Menace de démolition XIXe siècle (≈ 1865)
La porte a survécu malgré les projets de démolition.
1948
Déplacement de la porte
Déplacement de la porte 1948 (≈ 1948)
La porte est remontée dans l'alignement des immeubles reconstruits.
1958
Classement historique
Classement historique 1958 (≈ 1958)
La porte est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte, fontaine et vestiges de l'ancienne église, remontés dans le jardin public, à proximité de leur emplacement d'origine (cad. A 772, 773 ; VP 764, 791, 793) : classement par arrêté du 29 janvier 1958
Personnages clés
Claude Le Prince
Sculpteur ayant réalisé les sculptures de la porte.
Guillaume Lion
Personnage éponyme associé à la porte.
Origine et histoire de la Porte Guillaume-Lion
La Porte Guillaume-Lion se trouve à Rouen, en Seine-Maritime, sur le quai de Paris entre la rue des Arpents et la rue des Maillots-Sarrazin. Édifiée en 1749 pour remplacer une porte plus ancienne, elle porte les sculptures de Claude Le Prince et s'inscrit dans le style Louis XV alors en vogue. La première porte dont on a trace datait de 1454 et se trouvait plus près de la Seine ; ces accès ouvraient jadis l'enceinte de la cité sur le fleuve et avaient une fonction défensive. La Porte Guillaume-Lion est le seul vestige des dix-huit portes de l'ancienne enceinte urbaine. Menacée de démolition par une délibération municipale, elle a néanmoins survécu au XIXe siècle. Lors de la démolition de l'enceinte médiévale, elle a perdu sa fonction défensive pour devenir un élément décoratif. Construite en pierre de taille, son fronton triangulaire évoque un temple grec ; ses côtés et son arc restent d'un dessin simple, tandis que le décor est formé de médaillons, de fleurs sculptées et de rubans, selon le style Louis XV. Il ne faut pas la confondre avec la tour fortifiée du XVe siècle, dite « la tour aux folles », qui servait de prison pour les démentes et les prostituées. En 1948 la porte se trouvait encore au niveau du quai maritime et a failli être supprimée lors du remblaiement destiné à surélever le quai routier ; elle a été remontée dans l'alignement des immeubles reconstruits le long du quai et en perspective de la rue Molière, où elle clôt le square Guillaume-Lion. La porte, la fontaine et les vestiges de l'ancienne église des Augustins, situés à proximité, sont classés au titre des monuments historiques depuis 1958.