Élévation au rang de ville 1367 (≈ 1367)
Le grand bailli impérial accorda à Ammerschwihr le rang de ville et autorisa la construction de murailles.
1388
Attestation de l'enceinte
Attestation de l'enceinte 1388 (≈ 1388)
Les murailles et les fossés de la ville sont attestés et alimentés par le Wallbach.
1ère moitié XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale 1ère moitié XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de la Porte Haute, dite Obertor, avec une structure renforcée et une menuiserie en pan de bois datée de 1406.
1608
Construction de la tour des Fripons
Construction de la tour des Fripons 1608 (≈ 1608)
La tour des Fripons fut construite pour protéger la seconde Porte-Basse.
XVIe siècle
Adaptation militaire
Adaptation militaire XVIe siècle (≈ 1650)
Les fortifications furent adaptées aux exigences militaires avec l'ajout de nouvelles portes et tours.
1803
Réouverture des portes
Réouverture des portes 1803 (≈ 1803)
Les portes murées du nord et du sud furent rouvertes.
1806
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel 1806 (≈ 1806)
L'enceinte fut partiellement démantelée.
1866-1867
Comblement du fossé
Comblement du fossé 1866-1867 (≈ 1867)
Le fossé entourant les fortifications fut comblé.
1931
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1931 (≈ 1931)
La Porte Haute fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte Haute : inscription par arrêté du 5 mai 1931
Origine et histoire de la Porte Haute
La Porte Haute, dite Obertor, est l'une des plus anciennes portes d'Ammerschwihr, située Grand-Rue. C'est une tour d'environ 20 mètres surmontée d'une haute toiture ; sa structure est renforcée par des contreforts et des chaînes d'angles, et sa partie supérieure est construite en pans de bois. Vers l'extérieur de la ville l'accès s'ouvre par un arc brisé, tandis que le côté intérieur présente une arcade cintrée ; des cadrans solaires ornent les deux faces. La tour semble appartenir à la première moitié du XIVe siècle, la menuiserie en pan de bois ayant notamment été datée par dendrochronologie à 1406.
En 1367 le grand bailli impérial accorda à Ammerschwihr le rang de ville et autorisa la construction de murailles ; l'enceinte et les fossés sont attestés en 1388 et étaient alimentés par le Wallbach. La ville comptait alors quatre portes : à l'ouest la Porte-Haute (conservée), à l'est la Porte-Basse, et au nord et au sud les portes de Kaysersberg et de Colmar, dites « Blinde Tore » car elles avaient été murées. De cette première enceinte subsistent, outre la Porte-Haute, la partie inférieure de la tour d'angle sud-est et la tour dite des Bourgeois.
Aux XVIe siècle les fortifications furent adaptées aux exigences militaires : l'enceinte fut doublée vers le sud et partiellement complétée par de nouvelles portes à l'est et à l'ouest. La seconde Porte-Basse fut protégée par la tour des Fripons, datée de 1608, qui présente sur deux portes les armes d'Ammerschwihr. La tour des Bourgeois fut remaniée avec création de canonnières et d'ouvertures ornées des armes des trois seigneurs et de la ville ; une date 1511 figure sur une porte haute extérieure et une date 1535 sur une pierre intérieure (cette dernière pouvant être postérieure). L'angle sud-est, avec une tour de la seconde enceinte qui doublait celle du XIVe siècle, subsiste encore en partie.
L'entretien des fortifications fut délaissé au XVIIIe siècle ; les portes murées du nord et du sud furent rouvertes en 1803, l'enceinte partiellement démantelée en 1806 et le fossé comblé en 1866-1867. Le toit de la Porte Haute et les flèches des tours des Fripons et des Bourgeois ont été refaits après la guerre. L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1931.