Autorisation royale de fortification 1428 (≈ 1428)
Charles VII permet aux habitants de Salers de bâtir des remparts.
XVe siècle
Construction de la porte Martille
Construction de la porte Martille XVe siècle (≈ 1550)
Période de construction des remparts et de la porte.
4 décembre 1925
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 4 décembre 1925 (≈ 1925)
Protection officielle de la porte Martille.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte Martille : inscription par arrêté du 4 décembre 1925
Personnages clés
Charles VII - Roi de France
Autorisa la fortification de Salers en 1428.
Origine et histoire de la Porte Martille
La porte Martille est une ancienne porte fortifiée située dans la commune de Salers, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie des remparts construits au XVe siècle, après que le roi Charles VII eut autorisé les habitants à fortifier la ville en 1428. Cette autorisation fut accordée malgré l'opposition des barons locaux, qui y voyaient une atteinte à leurs droits féodaux. Aujourd’hui, la porte Martille et la porte du Beffroi sont les seuls vestiges conservés de ces remparts, les autres portes ayant été démolies.
La porte Martille se distingue par sa structure rectangulaire en basalte, typique de la région, et s’élève sur deux étages. Elle est surmontée d’un toit pyramidal en dalles de pierre. Le passage, en arc pointu, est couvert d’une voûte en berceau, et des traces d’un ancien blasonnement de la ville, aujourd’hui détruit, sont visibles au-dessus de l’arc. À l’origine, deux portes en bois fermaient l’ouvrage, mais elles ont disparu. La porte a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 4 décembre 1925, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
La construction de la porte Martille s’inscrit dans un contexte de tensions entre le pouvoir royal, qui cherchait à renforcer l’autonomie des villes, et les seigneurs locaux, attachés à leurs privilèges féodaux. Salers, ville stratégique en Haute-Auvergne, bénéficia de cette autorisation royale pour se protéger, reflétant les dynamiques politiques et militaires de l’époque. La porte, avec son architecture robuste et ses détails défensifs, illustre les techniques de fortification utilisées à la fin du Moyen Âge dans cette région volcanique.