Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Porte percée dans l'enceinte médiévale de Loches.
1791
Transfert de l'horloge
Transfert de l'horloge 1791 (≈ 1791)
Récupérée à la chartreuse du Liget.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique 1862 (≈ 1862)
Première liste des monuments protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Ville (cad. AW 324) et Porte Picoys (cad. AW 361) : classement par liste de 1862
Personnages clés
Famille Picois - Famille locale médiévale
Origine probable du nom (XIIIe siècle).
Origine et histoire de la Porte Picoys
La porte Picoys, aussi appelée porte Picois, est une ancienne entrée fortifiée située dans la partie nord de l’enceinte médiévale de Loches, en Indre-et-Loire. Construite au XVe siècle comme les autres portes de la courtine protégeant la ville, elle fut modifiée ou associée au XVIe siècle selon certaines sources. Elle se dresse place de l’Hôtel de Ville, au cœur du centre marchand, et donne son nom à la rue Picois, probablement en référence à une famille locale attestée dès le XIIIe siècle.
Classée monument historique dès 1862 en même temps que l’hôtel de ville adjacent, la porte Picoys illustre l’architecture défensive médiévale. Elle combine une porte charretière en arc brisé et un passage piéton, autrefois protégés par une herse et deux ponts-levis franchissant les douves. Un escalier à vis dessert trois étages, dont un chemin de ronde doté de mâchicoulis. La tourelle abritant l’escalier, partiellement masquée par l’hôtel de ville, témoigne des adaptations urbaines postérieures.
La face sud de la tour arbore une horloge transférée en 1791 depuis l’église de la chartreuse du Liget (Chemillé-sur-Indrois), où elle fut récupérée comme bien national. Ce détail reflète les réutilisations d’objets religieux après la Révolution. La porte, propriété de la commune, reste un vestige majeur des fortifications de Loches, lié à son histoire urbaine et militaire.
Son classement précoce (1862) souligne son importance patrimoniale, tandis que sa localisation centrale, entre espace marchand et pouvoir municipal (hôtel de ville), en fait un symbole de la transition entre ville médiévale et moderne. Les douves et systèmes défensifs disparus rappellent son rôle initial de contrôle des accès, typique des cités fortifiées de Touraine.