Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la porte Poitevine sous le nom de porte de la Guerche.
1452
Restauration sous Charles VII
Restauration sous Charles VII 1452 (≈ 1452)
Rebâtissage des défenses de la ville, incluant la porte Poitevine.
XVe siècle
Remaniement et réfection
Remaniement et réfection XVe siècle (≈ 1550)
Réfection de la porte et construction de la courtine après les dommages causés par le siège du duc d'Alençon.
1962
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1962 (≈ 1962)
Inscription des vestiges de la porte au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte Poitevine et la tour d'enceinte, ou Maillet (vestiges) (cad. AW 210) : inscription par arrêté du 23 juin 1962
Personnages clés
Jean II d'Alençon
Duc responsable du siège ayant endommagé les défenses de la ville.
Charles VII
Roi sous lequel la porte a été réfectionnée et les défenses rebâties.
Origine et histoire de la Porte Poitevine
La porte Poitevine, située à l'extrémité méridionale du mail Droulin et de la rue Louis-Delaporte à Loches (Indre-et-Loire), marquait l'accès sud de l'enceinte protégeant la basse ville. Mentionnée à la fin du XIIIe siècle sous le nom de « porte de la Guerche » (1293), elle est antérieure à la construction de l'enceinte urbaine datée du XVe siècle. Des vestiges témoignent d'une construction d'origine au XIIIe siècle et de remaniements signalés aux XVe et XVIe siècles. La porte doit son nom à la route qui sort de Loches en direction de Poitiers, itinéraire emprunté par l'un des chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 23 juin 1962, ses restes sont essentiellement constitués des pieds-droits appareillés qui encadraient l'ouverture et laissent le passage sur la rue Louis-Delaporte. Une courte portion de courtine vers l'ouest relie la porte à la tour dite Maillet, la plus méridionale des tours conservées de l'enceinte. Cette tour cylindrique, percée de meurtrières, a perdu son couronnement. Les vestiges les plus anciens de la porte sont en moellons avec un chaînage d'angle en pierres de plus grande dimension ; la courtine du XVe siècle et la tour Maillet sont réalisées en moyen appareil de tuffeau. Les défenses de la ville, endommagées lors d'un incendie au cours d'un siège mené par le duc d'Alençon Jean II, ont été rebâties sous Charles VII vers 1452, opérations auxquelles la réfection de la porte est liée.