Première mention écrite 1476 (≈ 1476)
Document attestant son existence probable.
vers 1480
Reconstruction de l'édifice
Reconstruction de l'édifice vers 1480 (≈ 1480)
Avec l'enceinte fortifiée et adaptations militaires.
1590
Siège de la ville
Siège de la ville 1590 (≈ 1590)
Fin de sa vocation défensive.
1703-1907
Usage comme hôtel de ville
Usage comme hôtel de ville 1703-1907 (≈ 1805)
Transformation intérieure et administrative.
vers 1870
Ajout d'une tourelle d'escalier
Ajout d'une tourelle d'escalier vers 1870 (≈ 1870)
Modifications par l'architecte Darcy.
1875
Classement monument historique
Classement monument historique 1875 (≈ 1875)
Protection officielle par l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte (ancienne) : classement par liste de 1875
Personnages clés
Darcy - Architecte
Auteur de la tourelle (vers 1870).
Origine et histoire de la Porte Saint-Julien
La porte Saint-Julien, mentionnée pour la première fois en 1476, est reconstruite vers 1480 avec l'enceinte fortifiée de La Ferté-Bernard. Cet édifice militaire, doté de deux tours crénelées, de mâchicoulis et de systèmes défensifs (herse, ponts-levis), intègre aussi des ouvertures adaptées à l'artillerie naissante. Son architecture reflète une double fonction : protection et affirmation du pouvoir local, comme en témoignent ses décors monumentaux.
Sous l'Ancien Régime, la porte sert de lieu de perception de l'octroi, taxe sur les marchandises, soulignant son rôle économique et administratif. Après le siège de 1590, elle perd sa vocation militaire et devient l'hôtel de ville de 1703 à 1907. Des aménagements intérieurs sont alors réalisés, suivis au XIXe siècle par l'ajout d'une tourelle d'escalier (vers 1870) et la modification des accès (pont fixe, voûte en pierre).
Classée monument historique dès 1875, la porte Saint-Julien symbolise aujourd'hui l'héritage médiéval de La Ferté-Bernard. Elle marque la frontière entre le centre historique et les extensions urbaines modernes, tout en incarnant la mémoire des transformations politiques et architecturales de la cité, depuis son origine défensive jusqu'à ses usages civiques.