Crédit photo : English : This photo has been taken by Matthieu Ri - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
1 B Place Saint-Laurent 38000 Grenoble
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1395
Première porte dauphinoise
Première porte dauphinoise 1395 (≈ 1395)
Construction initiale sous les Dauphins.
1615
Édification de la porte actuelle
Édification de la porte actuelle 1615 (≈ 1615)
Ordre de Lesdiguières pour agrandir Grenoble.
début XVIIIe siècle
Rénovation intérieure
Rénovation intérieure début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Rhabillage architectural côté ville.
1864
Fin des fermetures nocturnes
Fin des fermetures nocturnes 1864 (≈ 1864)
Porte ouverte dès 5h, exception grenobloise.
16 avril 1931
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 16 avril 1931 (≈ 1931)
Protection du corps de logis et pont.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte Saint-Laurent avec son corps de logis et son pont : inscription par arrêté du 16 avril 1931
Personnages clés
François de Bonne de Lesdiguières - Duc et gouverneur du Dauphiné
Commanditaire de la porte en 1615.
Henri IV - Roi de France
Mentionné dans l’inscription latine originale.
Louis XIII - Roi de France
Cité pour l’expansion des fortifications.
Origine et histoire de la Porte Saint-Laurent
La Porte Saint-Laurent, située à l’entrée est de Grenoble, fut édifiée en 1615 sur ordre de François de Bonne de Lesdiguières, gouverneur du Dauphiné, dans le cadre des fortifications reliant la Bastille à l’Isère. Elle remplace une première porte construite en 1395 sous les Dauphins, puis reconstruite à plusieurs reprises (1406, 1595). Son rôle était à la fois défensif et symbolique, marquées par des éléments architecturaux comme un mâchicoulis et des bretèches, ainsi qu’une inscription latine disparue à la Révolution.
La porte fut rénovée au début du XVIIIe siècle, notamment côté intérieur, et conservait jusqu’en 1864 un statut particulier : contrairement aux autres portes de Grenoble, elle s’ouvrait dès 5h du matin. Son corps de logis et son pont furent classés monuments historiques en 1931. Aujourd’hui, elle domine la place Saint-Laurent, espace urbain reliant le quai Xavier-Jouvin et abritant des vestiges des anciennes casemates, dont un musée archéologique.
Architecturalement, la Porte Saint-Laurent illustre l’art défensif du XVIIe siècle, avec ses vantaux de bois du XIXe siècle et ses dispositifs de protection (mâchicoulis, bretèches). Proche du fort de la Bastille, elle témoigne de l’expansion urbaine de Grenoble sous Lesdiguières, tout en servant de limite entre la ville et les pentes du mont Rachais. Son environnement actuel mêle patrimoine militaire (casemates transformées en CCSTI) et vie urbaine, desservi par le tramway.
L’inscription latine originale, effacée pendant la Révolution, célébrait les règnes d’Henri IV et Louis XIII, ainsi que le rôle de Lesdiguières dans l’agrandissement de Grenoble. Ce texte soulignait la double fonction de la porte : défense et prestige. Aujourd’hui, bien que fermée à la visite intérieure, elle reste un repère historique majeur du quartier Saint-Laurent, entre Isère et massif de la Chartreuse.