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Porte Saint-Nicolas de Beaune en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine défensif Patrimoine urbain Porte-de-ville

Porte Saint-Nicolas de Beaune

  • Rue de Lorraine 
  • 21200 Beaune
Porte Saint-Nicolas de Beaune
Porte Saint-Nicolas de Beaune
Porte Saint-Nicolas de Beaune
Porte Saint-Nicolas de Beaune
Porte Saint-Nicolas de Beaune
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Porte Saint-Nicolas de Beaune
Porte Saint-Nicolas de Beaune
Crédit photo : ~Pyb - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
21200 Beaune, Rue de Lorraine 

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1761
Autorisation royale
1762-1770
Construction de la porte
1792
Destruction des armoiries
1844
Remplacement du portail
1866
Démolition des remparts adjacents
1908
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte Saint-Nicolas : classement par arrêté du 19 mars 1908

Personnages clés

Jean-François Maufoux - Maire de Beaune Initiateur du projet de modernisation.
Nicolas Lenoir - Architecte Concepteur de la porte en 1762.
Théodore Chevignard de Chavigny - Gouverneur de Beaune Financeur principal avec 4 800 livres.
Père Chappuis - Professeur de rhétorique Auteur de l’inscription latine en 1764.
Jacques Lebrun - Entrepreneur charpentier Adjudicataire des travaux en 1762.
Pierre-Joseph Antoine - Sous-ingénieur de Bourgogne Responsable de la réception des travaux en 1770.

Origine et histoire de la Porte Saint-Nicolas

La Porte Saint-Nicolas, située à Beaune, est une ancienne porte de ville du XVIIIe siècle, construite entre 1762 et 1770. Elle remplace une porte médiévale fortifiée et s’inscrit dans un projet urbain mené par le maire Jean-François Maufoux pour moderniser les remparts. Conçue par l’architecte Nicolas Lenoir, elle adopte un style classique inspiré des arcs de triomphe, avec un portail en bois initial et des douves encore présentes à son inauguration.

La construction fut financée en partie par Théodore Chevignard de Chavigny, gouverneur de Beaune, qui offrit 4 800 livres en 1762. Les travaux, adjugés à l’entrepreneur Jacques Lebrun, furent supervisés par Denis Lenoir, frère de l’architecte. Une inscription en latin dédiée à Chavigny, rédigée par le père Chappuis, orna initialement la porte, mais fut détruite en 1792 lors de la Révolution, remplacée par des devises républicaines comme Porte de la Fédération ou Liberté et Égalité.

Au XIXe siècle, la porte subit des modifications majeures : le portail en bois, vétuste, fut remplacé par une grille en fer en 1844, réalisée par le serrurier Couturier. En 1866, les remparts adjacents, le bureau d’octroi et la maison du portier furent démolis pour dégager la porte. Classée monument historique en 1908, elle témoigne aujourd’hui de l’évolution urbaine de Beaune, passant d’une fonction défensive à un symbole architectural.

La porte s’intégrait initialement dans un projet plus large de transformation des remparts en promenade, reflétant les aspirations esthétiques et pratiques du siècle des Lumières. Son style classique, marqué par la symétrie et la pierre de taille, contraste avec son passé médiéval, illustrant la transition entre une ville fortifiée et une cité ouverte, adaptée aux besoins modernes.

Liens externes

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