Fondations gallo-romaines IIIe siècle (≈ 350)
Base de la porte actuelle
1118
Incendie de Nantes
Incendie de Nantes 1118 (≈ 1118)
Déménagement de l'évêché près de la cathédrale
XVe siècle
Construction de la partie basse
Construction de la partie basse XVe siècle (≈ 1550)
Intègre des vestiges des IXe et XIIIe siècles
1598
Passage d'Henri IV
Passage d'Henri IV 1598 (≈ 1598)
Entrée pour signer l'Édit de Nantes
17 septembre 1909
Classement monument historique
Classement monument historique 17 septembre 1909 (≈ 1909)
Protection de la porte et bâtiments contigus
2014
Restauration des façades
Restauration des façades 2014 (≈ 2014)
Travaux achevés au printemps
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte, bâtiments du XVe siècle contigüs à cette porte et cheminée de la même époque : classement par arrêté du 17 septembre 1909
Personnages clés
Guy de Thouars - Seigneur et protecteur
Fossés et tours nommés d'après lui
Évêque Guéguen - Commanditaire du logis
Construction au XVIe siècle sur la porte
Henri IV - Roi de France
Franchit la porte en 1598
Origine et histoire de la Porte Saint-Pierre
La porte Saint-Pierre, aussi appelée porte du bastion Saint-Pierre ou Manoir Guéguen, est le vestige le mieux conservé des remparts de Nantes. Elle date du XVe siècle pour sa partie basse, mais repose sur des fondations gallo-romaines du IIIe siècle, intégrant aussi des éléments des enceintes des IXe et XIIIe siècles. Située au débouché de la rue de l'Évêché, elle était protégée par un pont-levis et flanquée de deux tours : celle de Guy de Thouars au nord et celle de l'évêché au sud. Après l'incendie de 1118, l'évêché déménagea près de la cathédrale, et l'évêque Guéguen y fit construire un logis au XVIe siècle.
La porte Saint-Pierre joua un rôle historique notable : Henri IV l'emprunta en 1598 pour entrer dans Nantes et y signer l'Édit de Nantes. Au XVIIIe siècle, le pont-levis fut remplacé par une chaussée de pierres pour faciliter l'accès aux nouveaux cours Saint-Pierre et Saint-André. Une partie de la porte fut démolie lors du percement de la rue Royale (actuelle rue du Roi-Albert).
Classée monument historique en 1909 avec les bâtiments contigus et leur cheminée, la porte fut dégagée de l'ancien évêché en 1910. Entre les années 1920 et 1960, elle abritait le « Musée de Nantes par l'image », dont les collections furent transférées au château des ducs de Bretagne. Les façades ont été restaurées en 2014, préservant ce témoignage des remparts médiévaux et antiques de la ville.