Construction du pont 1620-1624 (≈ 1622)
Pont et porte par Jean Bugeau
1624
Statue originale installée
Statue originale installée 1624 (≈ 1624)
Statue de Saint Vincent Ferrier
fin XVIe - début XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale fin XVIe - début XVIIe siècle (≈ 1725)
Percement de la porte de Kraër-Calmont
1727
Réparations majeures
Réparations majeures 1727 (≈ 1727)
Dégâts causés par les marées
1747
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle 1747 (≈ 1747)
Travaux de l’ingénieur Duchemin
1891
Nouvelle statue et armes
Nouvelle statue et armes 1891 (≈ 1891)
Statue actuelle et blasons ajoutés
11 octobre 1928
Classement historique
Classement historique 11 octobre 1928 (≈ 1928)
Classement avec les remparts
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Vincent Ferrier - Prédicateur
Hommage par le nom de la porte
Jean Bugeau - Architecte
Conception du pont et de la porte
Guillaume Lemarchand - Sculpteur
Auteur de la statue originale
Duchemin - Ingénieur
Reconstruction de 1747
Origine et histoire de la Porte Saint-Vincent
La porte Saint-Vincent est une ouverture percée entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle dans les remparts de Vannes, en Bretagne. À l’origine nommée porte de Kraër-Calmont, elle servait de liaison entre le port et la ville close, remplaçant des fortifications des XIVe et XVIe siècles. Son premier pont, construit entre 1620 et 1624 par Jean Bugeau, fut remplacé plus tard par la place Gambetta, une esplanade semi-circulaire.
Renommée porte Saint-Vincent en hommage au prédicateur Vincent Ferrier (mort à Vannes en 1419), elle adopte un style classique avec colonnes et niches en plein cintre. Pendant la Fronde, elle fut temporairement obstruée. Endommagée par les marées au XVIIIe siècle, elle fut réparée en 1727, puis entièrement reprise en 1747 par l’ingénieur Duchemin, qui conserva la façade d’origine mais supprima la toiture et la chambre haute.
En 1891, une statue de Saint Vincent Ferrier et les armes de la ville, sculptées dans le granit, furent ajoutées dans la niche centrale. La statue originale de 1624, remplacée pendant la Révolution par une figure de sans-culotte, a disparu. Une légende locale affirme que si la main de la statue s’abaisse, Vannes sera engloutie. Classée monument historique en 1928 avec les remparts, la porte symbolise l’histoire maritime et religieuse de la cité.
Architecturalement, la porte se compose de trois travées en granit, avec une porte charretière centrale flanquée de deux passages piétons. Le second niveau présente des niches latérales encadrant les armes de la ville, tandis que le troisième niveau abrite une niche médiane ornée de volutes. Ce monument illustre l’évolution urbaine et défensive de Vannes, entre Moyen Âge et époque moderne.