Fondation initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle donnée à l'abbé de Saint-Pierre d'Auxerre.
XIIIe siècle
Rénovation médiévale
Rénovation médiévale XIIIe siècle (≈ 1350)
Remaniement de la chapelle et construction.
1773
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle 1773 (≈ 1773)
Travaux menés par Guillaume Lezier.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Transformé en exploitation agricole.
1965
Acquisition par les bénédictines
Acquisition par les bénédictines 1965 (≈ 1965)
Devenu lieu de retraite spirituelle.
1970
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle 1970 (≈ 1970)
Retour au culte après transformation.
11 mars 1994
Classement monument historique
Classement monument historique 11 mars 1994 (≈ 1994)
Protection de la chapelle et d'une grange.
2012
Revente du prieuré
Revente du prieuré 2012 (≈ 2012)
Fin de la présence bénédictine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle et grange, ainsi que le sol de la parcelle B 462 (cad. B 462, 466, 467) : inscription par arrêté du 11 mars 1994
Personnages clés
Godefroi - Évêque de Langres
Dona la chapelle en 1149.
Guillaume Lezier - Prieur curé
Agrandit la chapelle en 1773.
Sœurs bénédictines de Sainte-Bathilde - Congrégation religieuse
Propriétaires de 1965 à 2012.
Origine et histoire
Le prieuré de Cours, fondé au XIIe siècle et remanié au XIIIe, était un établissement religieux de l’ordre des Prémontrés. Situé dans le hameau de Cours, dépendant de Grimault (Yonne), il se compose d’un logis, de granges, d’une écurie et d’une chapelle articulés autour de deux cours. La chapelle, partiellement datée des XIIe et XIIIe siècles, conserve des peintures murales du XVIe siècle, redécouvertes à la fin du XXe siècle. Son architecture médiévale inclut des voûtes d’ogives, des arcs doubleaux et un chevet plat percé de baies jumelées, bien que son clocher ait aujourd’hui disparu.
À la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national et converti en exploitation agricole, sa chapelle devenant une écurie. En 1965, les sœurs bénédictines de Sainte-Bathilde (congrégation fondée en 1921) acquièrent les lieux pour en faire un centre de retraite. La chapelle est alors restaurée et rendue au culte en 1970. Cependant, le déclin des vocations religieuses conduit à sa revente en 2012, ne laissant qu’une seule religieuse âgée sur place. Depuis 1994, la chapelle et une grange sont classées monuments historiques, protégeant ainsi une partie de ce patrimoine médiéval et post-médiéval.
L’histoire du prieuré est marquée par des phases de transformation architecturale, notamment au XVIIIe siècle avec l’agrandissement de la chapelle sous le prieur Guillaume Lezier. Le corps de logis, construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, reflète cette évolution. Après son acquisition par les bénédictines, le site retrouve une vocation spirituelle avant de retourner à un usage profane. Les éléments protégés incluent la chapelle, une grange et le sol de la parcelle, témoignant de son importance patrimoniale dans la région Bourgogne-Franche-Comté.
Les sources disponibles, dont Wikipedia et la base Mérimée, soulignent la dualité du site : à la fois lieu de prière et d’activité agricole, puis de retraite monastique. Son architecture mêle des traces médiévales (voûtes, chapiteaux à crochets) et des ajouts modernes, comme la galerie vitrée du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, le prieuré reste un exemple significatif de l’adaptation des bâtiments religieux aux besoins séculiers, tout en conservant des éléments historiques remarquables.