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Propriété La Redorte à Toulouse en Haute-Garonne

Haute-Garonne

Propriété La Redorte

    44 Chemin des Clotasses
    31400 Toulouse

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première mention écrite
4e quart XVIIIe siècle
Transformations majeures
1er juin 1987
Protection au titre MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade de l'orangerie (à l'exclusion du bandeau supérieur avec ses groupes sculptés) ainsi que l'intérieur de sa chapelle avec son mobilier Virebent (cad. AL 11) : inscription par arrêté du 1er juin 1987

Personnages clés

Hugues de Palays - Capitoul toulousain Propriétaire au XIIIe siècle.
Monsieur de Saint-Aigne - Mousquetaire du Roy Transforme la propriété au XVIIIe.
François Lucas - Sculpteur Auteur des frontispices en terre cuite.

Origine et histoire

La propriété La Redorte, située à Toulouse, est un monument dont les origines remontent au moins au XIIIe siècle, époque à laquelle le lieu appartenait à Hugues de Palays, un capitoul toulousain. Ce statut ancien témoigne de son importance dans l’histoire locale, bien que les traces matérielles de cette période soient aujourd’hui absentes ou transformées.

Au XVIIIe siècle, la propriété est acquise par Monsieur de Saint-Aigne, mousquetaire du Roy, qui entreprend d’importantes modifications. Il transforme la demeure principale et fait construire une orangerie, un bâtiment élégant et allongé, caractérisé par un rez-de-chaussée de onze travées. Chacune de ces travées est percée d’une porte-fenêtre, tandis que trois frontispices en terre cuite, réalisés par le sculpteur François Lucas, ornaient à l’origine les travées centrales. Ces éléments décoratifs, aujourd’hui conservés au musée des Augustins, ont été remplacés sur place par des moulages.

L’orangerie abrite également, à son extrémité orientale, une petite chapelle dotée d’un autel signé Virebent, un artisan renommé de la région. Ce mobilier, ainsi que la façade de l’orangerie (à l’exclusion du bandeau supérieur), sont protégés depuis 1987 par une inscription au titre des Monuments Historiques. La précision des transformations du XVIIIe siècle et la qualité des éléments conservés en font un témoignage remarquable de l’architecture et de l’art décoratif de cette époque.

La localisation de la propriété, bien que documentée (44 Chemin des Clotasses), reste approximative selon les sources disponibles, avec une précision évaluée comme « a priori satisfaisante ». Ce monument illustre ainsi à la fois l’héritage aristocratique toulousain et les évolutions architecturales des Lumières, tout en posant la question de la préservation des décors originaux, partiellement déplacés ou reproduits.

Liens externes