Première mention écrite XIIIe siècle (≈ 1350)
Appartenance à Hugues de Palays, capitoul.
4e quart XVIIIe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures 4e quart XVIIIe siècle (≈ 1887)
Construction orangerie, modifications par Saint-Aigne.
1er juin 1987
Protection au titre MH
Protection au titre MH 1er juin 1987 (≈ 1987)
Inscription façade orangerie et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade de l'orangerie (à l'exclusion du bandeau supérieur avec ses groupes sculptés) ainsi que l'intérieur de sa chapelle avec son mobilier Virebent (cad. AL 11) : inscription par arrêté du 1er juin 1987
Personnages clés
Hugues de Palays - Capitoul toulousain
Propriétaire au XIIIe siècle.
Monsieur de Saint-Aigne - Mousquetaire du Roy
Transforme la propriété au XVIIIe.
François Lucas - Sculpteur
Auteur des frontispices en terre cuite.
Origine et histoire
La propriété La Redorte, située à Toulouse, est un monument dont les origines remontent au moins au XIIIe siècle, époque à laquelle le lieu appartenait à Hugues de Palays, un capitoul toulousain. Ce statut ancien témoigne de son importance dans l’histoire locale, bien que les traces matérielles de cette période soient aujourd’hui absentes ou transformées.
Au XVIIIe siècle, la propriété est acquise par Monsieur de Saint-Aigne, mousquetaire du Roy, qui entreprend d’importantes modifications. Il transforme la demeure principale et fait construire une orangerie, un bâtiment élégant et allongé, caractérisé par un rez-de-chaussée de onze travées. Chacune de ces travées est percée d’une porte-fenêtre, tandis que trois frontispices en terre cuite, réalisés par le sculpteur François Lucas, ornaient à l’origine les travées centrales. Ces éléments décoratifs, aujourd’hui conservés au musée des Augustins, ont été remplacés sur place par des moulages.
L’orangerie abrite également, à son extrémité orientale, une petite chapelle dotée d’un autel signé Virebent, un artisan renommé de la région. Ce mobilier, ainsi que la façade de l’orangerie (à l’exclusion du bandeau supérieur), sont protégés depuis 1987 par une inscription au titre des Monuments Historiques. La précision des transformations du XVIIIe siècle et la qualité des éléments conservés en font un témoignage remarquable de l’architecture et de l’art décoratif de cette époque.
La localisation de la propriété, bien que documentée (44 Chemin des Clotasses), reste approximative selon les sources disponibles, avec une précision évaluée comme « a priori satisfaisante ». Ce monument illustre ainsi à la fois l’héritage aristocratique toulousain et les évolutions architecturales des Lumières, tout en posant la question de la préservation des décors originaux, partiellement déplacés ou reproduits.