Construction du second pont Après 1843 (≈ 1843)
Arc segmentaire pour le roulage
Février 1944
Classement monument historique
Classement monument historique Février 1944 (≈ 1944)
Pont ancien en état critique
1944
Destruction pendant la Seconde Guerre mondiale
Destruction pendant la Seconde Guerre mondiale 1944 (≈ 1944)
Disparition des deux ponts
1949
Reconstruction du pont actuel
Reconstruction du pont actuel 1949 (≈ 1949)
Ouvrage en maçonnerie de 37 mètres
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont de Gueydan sur le Colomp, entre Saint-Benoît et Entrevaux : classement par arrêté du 28 février 1944
Personnages clés
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Sources ne citent aucun acteur
Origine et histoire
Le pont de Gueydan, situé à Saint-Benoît dans les Alpes-de-Haute-Provence, permettait de franchir le Var à sa confluence avec le Coulomp. Un premier pont, probablement construit à l’époque moderne, présentait une arche unique en plein cintre d’environ 25 mètres, avec un appareil régulier en pierre calcaire. Son profil en léger dos d’âne et sa structure à deux rangs de claveaux suggèrent une technique de construction soignée, bien que son absence d’archives rende sa datation précise impossible.
Au XIXe siècle, un second pont fut édifié à proximité pour élargir le passage et permettre le roulage, entraînant l’abandon progressif de l’ancien. En février 1944, face à son état de délabrement, le pont originel fut classé monument historique, mais les deux ouvrages furent détruits quelques mois plus tard, pendant la Seconde Guerre mondiale. Seules les culées et les vestiges des arches subsistèrent.
Un nouveau pont en maçonnerie, d’une ouverture de 37 mètres, fut reconstruit en 1949. Son tablier repose sur un arc soutenu par des voûtes d’élégissement, marquant une évolution technique par rapport aux structures précédentes. Aujourd’hui, seuls les vestiges des culées et le départ des arches détruites rappellent l’histoire complexe de ce site, témoignant des adaptations successives aux besoins de circulation et des aléas historiques.
Les sources disponibles, notamment les cartes postales du début du XXe siècle, évoquent un pont à l’aspect robuste, caractéristique des réalisations de l’Époque moderne. L’ouvrage du XIXe siècle, avec son arc segmentaire unique, contrastait avec la forme en plein cintre du pont ancien. Leur destruction simultanée en 1944 et leur remplacement par le pont actuel illustrent les bouleversements liés à la guerre et aux besoins de reconstruction d’après-conflit.
Le site, situé sur la route nationale 202, reste un point de passage stratégique entre Saint-Benoît et Entrevaux. Propriété de la commune, il est aujourd’hui un témoignage architectural des techniques de construction des ponts en Haute-Provence, de l’Ancien Régime à la période contemporaine.