Fouilles de l'abbé de Castille 1640 (≈ 1640)
Recherche infructueuse d'une chambre intérieure
1802
Mention par Joseph Rosny
Mention par Joseph Rosny 1802 (≈ 1802)
Théorie du druide Divitiacos évoquée
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés
1960
Découverte de la tablette magique
Découverte de la tablette magique 1960 (≈ 1960)
Objet en plomb avec inscriptions latines
2021
Campagne de restauration
Campagne de restauration 2021 (≈ 2021)
Remplacement du ciment par de la chaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pyramide de Couhard : classement par liste de 1840
Personnages clés
Abbé de Castille - Fouilleur au XVIIe siècle
Recherches en 1640 sans résultat
Joseph Rosny - Historien local
Auteur d'une théorie sur Divitiacos
Divitiacos - Druide hypothétique
Commanditaire supposé (non confirmé)
Origine et histoire
La pyramide de Couhard, aussi appelée pierre de Couhard, est un monument antique érigé au IIe siècle près de l’ancienne nécropole du « Champ des Urnes » à Autun, en Saône-et-Loire. Classée monument historique dès 1840, cette structure en forme de pyramide à base carrée (10,50 m de côté, 22,65 m de hauteur) surplombe la ville. Son nom provient du hameau voisin de Couhard. Bien que dépourvue de chambre intérieure, elle était probablement recouverte d’un parement de marbre blanc à l’origine, selon un plan datant de l’époque de François Ier.
La pyramide est interprétée comme un monument funéraire ou un cénotaphe, typique des nécropoles romaines situées hors des murailles. Des fouilles, comme celles menées en 1640 par l’abbé de Castille ou en 1802 par Joseph Rosny, n’ont révélé aucune salle intérieure. En 1960, une tablette magique en plomb du IIe siècle, portant des inscriptions en latin et grec, fut découverte à sa base et est aujourd’hui conservée au musée Rolin d’Autun.
Plusieurs restaurations ont marqué son histoire, notamment au début des années 1980, où l’usage de ciment endommagea la pierre. En 2021, une campagne de restauration (275 000 €) visait à remplacer le ciment par de la chaux et à sécuriser l’édifice. La pyramide reste un symbole des vestiges gallo-romains d’Autun, ancienne Augustodunum, et témoigne des pratiques funéraires de l’époque.
Son architecture, aujourd’hui réduite à son blocage intérieur, atteignait initialement environ 33 mètres de hauteur. Les hypothèses sur son commanditaire incluent parfois le druide Divitiacos, bien que cette théorie repose sur une médaille controversée mentionnée au XVIIe siècle. Les sondages des XIXe et XXe siècles n’ont pas permis de trancher définitivement sur sa fonction exacte.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis