Fondation de la Société Française Radioélectrique 1927 (≈ 1927)
Installation à Lyon de la société propriétaire.
1929
Rachat par Pierre Laval
Rachat par Pierre Laval 1929 (≈ 1929)
Devenu propriétaire de la Société.
1935
Construction de l’émetteur
Construction de l’émetteur 1935 (≈ 1935)
Réalisé par Gabriel Deveraux à Dardilly.
1940-1944
Période *Radio Laval*
Période *Radio Laval* 1940-1944 (≈ 1942)
Nom pendant l’Occupation allemande.
1944
Réquisition à la Libération
Réquisition à la Libération 1944 (≈ 1944)
Fin des activités sous contrôle allemand.
16 janvier 1990
Protection partielle
Protection partielle 16 janvier 1990 (≈ 1990)
Inscription des façades et du bassin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment principal ; bassin ; portail d'entrée (cad. BX 21) : inscription par arrêté du 16 janvier 1990
Personnages clés
Gabriel Deveraux - Architecte
Concepteur du bâtiment en forme de temple.
Pierre Laval - Propriétaire (à partir de 1929)
Homme politique associé à la station.
Origine et histoire
L’émetteur radio de Dardilly fut érigé en 1935 pour la Société Française Radioélectrique, une entreprise privée lyonnaise fondée en 1927. Conçu par l’architecte Gabriel Deveraux, le bâtiment adopte une esthétique de temple antique afin d’atténuer son aspect industriel. Il abritait au rez-de-chaussée des convertisseurs électriques et, à l’étage, des bureaux, un studio, ainsi qu’un pupitre de commande. Un bassin décoratif, intégré à un circuit de refroidissement des lampes d’émission, complétait l’ensemble architectural.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la station fut rebaptisée Radio Laval après que Pierre Laval, figure politique controversée, en devint propriétaire en 1929. À la Libération, l’émetteur fut réquisitionné puis abandonné. Le mât de 135 mètres, aujourd’hui disparu, et le bâtiment, fortement dégradé, ne conservent que leurs façades, toitures, bassin et portail, protégés depuis un arrêté de 1990. La localisation exacte, au 43 Chemin de Traîne-Cul, reste mal documentée malgré des coordonnées GPS approximatives.
L’émetteur illustre l’âge d’or de la radio privée en France, marqué par des innovations techniques et des enjeux politiques. Sa désaffectation reflète les bouleversements technologiques et idéologiques du XXe siècle, tandis que son architecture hybride témoigne d’une volonté de concilier fonctionnalité industrielle et intégration paysagère. Les éléments protégés (façades, bassin, portail) soulignent sa valeur patrimoniale, bien que son état actuel limite son accessibilité.
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