10 Rue de la Palière au Renard (Équeurdreville-Hainneville) 50120 Cherbourg-en-Cotentin
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
juin 1944
Prise par les Alliés
Prise par les Alliés juin 1944 (≈ 1944)
Rampe inachevée, libérée par les Américains.
23 février 1995
Classement historique
Classement historique 23 février 1995 (≈ 1995)
Protection des structures et galeries.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2e quart du XXe siècle
Construction de la rampe
Construction de la rampe 2e quart du XXe siècle (≈ 2037)
Aménagement par la Luftwaffe entre 1943-1944.
Patrimoine classé
Rampe de lancement, ainsi que les huit anciens réservoirs souterrains et le réseau de galeries qui les accompagne (cad. BN 1, 2) : classement par arrêté du 23 février 1995
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire de la Rampe de lancement de V1
La rampe de lancement de V1 de Brécourt est un ouvrage militaire construit par la Luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale, intégré au système défensif du Mur de l'Atlantique. Située dans la vallée du Vaublat, à Equeurdreville-Hainneville (commune déléguée de Cherbourg-en-Cotentin), elle réutilisait huit galeries souterraines initialement creusées par la Marine Nationale avant 1939 pour stocker du mazout. Ces infrastructures furent transformées en 1943 par l'armée allemande pour entreposer des missiles V2, puis cédées à la Luftwaffe, qui y aménagea une base de lancement pour les bombes volantes V1.
La rampe, longue de 75 mètres et composée de deux murs parallèles en béton armé, était orientée vers le port de Bristol. Inachevée lors de la Libération en juin 1944, elle fut prise par les forces américaines. Ce site est le seul exemplaire de ce type conservé en France, avec ses réservoirs souterrains et son réseau de galeries. Classé monument historique depuis le 23 février 1995, il témoigne des stratégies militaires allemandes pendant l'Occupation et de l'adaptation des infrastructures préexistantes à des usages offensifs.
Les galeries, creusées dans le coteau au pied du fort des Couplets, illustrent aussi la réutilisation systématique des ressources locales par les forces d'occupation. Leur préservation permet aujourd’hui d’étudier les techniques de construction et d’aménagement rapides mises en œuvre par l’Allemagne nazie entre 1940 et 1944, dans un contexte de guerre totale où la Normandie jouait un rôle clé dans la défense du Reich.