Construction de la villa Ier-IIe siècle (≈ 250)
Période d'occupation et édification principale
1961
Découverte du site
Découverte du site 1961 (≈ 1961)
Première identification des vestiges
1973
Fouilles et classement
Fouilles et classement 1973 (≈ 1973)
Campagne majeure et protection légale
16 août 1973
Classement monument historique
Classement monument historique 16 août 1973 (≈ 1973)
Protection officielle des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Edifice gallo-romain (vestiges) (cad. C 704) : classement par arrêté du 16 août 1973
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité
Sources ne mentionnent aucun personnage
Origine et histoire
Les vestiges d’un édifice gallo-romain à Suaux, dans le département de la Charente (Nouvelle-Aquitaine), datent des Ier et IIe siècles. Découverts en 1961 près de la voie romaine reliant Saintes à Limoges et Lyon (via Agrippa), ces vestiges occupent un hectare au lieu-dit Chez Michaud. Les fouilles, notamment celles de 1973, ont révélé une villa d’environ 50 pièces, incluant des communs, des terrasses, des jardins et un four à chaux. Dix-neuf pilastres et onze fûts de colonnes (dont un peint en ocre rouge) ont été exhumés, accompagnés de fresques, de monnaies de bronze, de céramiques (dont un vase sigillé de l’atelier de Lezoux) et de poteries.
L’architecture et les objets découverts (tuiles à rebord, vases tripodes, urnes) suggèrent une occupation domestique et artisanale. Le site, classé monument historique le 16 août 1973, a été recouvert après l’arrêt des fouilles pour le préserver. Son organisation spatiale et ses décors (fresques, enduits colorés) témoignent d’une villa romaine prospère, probablement liée aux échanges commerciaux le long de la voie Agrippa.
La protection du site en 1973 a permis de sauvegarder un ensemble archéologique rare en Poitou-Charentes. Les objets, comme le vase signé Butrio (début IIe siècle), illustrent les liens avec les ateliers de céramique de Lezoux (Auvergne). Bien que les fouilles aient cessé, les vestiges restent un témoignage majeur de l’occupation gallo-romaine dans le sud-ouest de la Gaule, entre activités agricoles, artisanales et routières.
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