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Rempart gallo-romain de Bourges dans le Cher

Patrimoine classé
Vestiges Gallo-romain
Remparts gallo-romains

Rempart gallo-romain de Bourges

    9 Rue Molière
    18000 Bourges
Propriété de l'Etat ; propriété de la commune
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Rempart gallo-romain de Bourges
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1882 à 1964
Classements successifs
1974
Découverte d'une fresque gallo-romaine
années 1980
Transformation en promenade publique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fragment de rempart gallo-romain, encastré dans le mur de clôture de la caserne Condé : classement par arrêté du 12 juillet 1886 - Dans le presbytère de la cathédrale : tour gallo-romaine, courtine qui reliait cette tour à la tour voisine et pignon d'une grande salle, lequel est percé de trois baies plein cintre surmontées de corbeaux sculptés : classement par arrêté du 22 juillet 1914 - Chapiteau recevant, au nord, la retombée de l'arc d'entrée de l'abside et ruines de la tour gallo-romaine formant le soubassement du mur de l'abside de l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Salles, dans le jardin de l'Archevêché : classement par arrêté du 30 novembre 1935 - Vestiges de l'ancienne enceinte gallo-romaine situés sous la cave du presbytère de la cathédrale, rue des Trois-Maillets, et sous le domicile de M. l'Archiprêtre, 9 rue Molière (cad. L 297) : classement par arrêté du 1er décembre 1964 - Segments suivants du rempart gallo-romain du Bas-Empire : courtine située au flanc nord de la cathédrale en totalité ; courtine située au revers de l'Hôtel de Ville, en totalité, adjonctions postérieures comprises (cad. IO 263, rue Bourbonnoux, 271, avenue Eugène-Brisson, 276, rue Moyenne, 540, rue des Trois-Maillets, 543 et 544, rue des Hémerettes ; le rempart au revers de l'Hôtel de Ville sépare la parcelle IO 276 des parcelles IO 271, 543 et 544) : inscription par arrêté du 7 février 1996

Personnages clés

Jules Dumoutet - Archéologue Premières fouilles au XIXᵉ siècle.
Pierre de La Châtre - Archevêque de Bourges Ordonna la destruction partielle au XIIᵉ siècle.
Joris Hoefnagel - Enlumineur Dessina les parements internes en 1561.
Philippe Auguste - Roi de France Intégra le rempart dans les défenses (1189).

Origine et histoire

Le rempart gallo-romain de Bourges est une fortification monumentale construite vers le milieu du IVe siècle apr. J.-C., durant l’Antiquité tardive. Érigée en réponse aux grandes invasions et pour redéfinir l’espace urbain, cette enceinte de 2,1 à 2,5 km, en forme d’ellipse, protégeait un complexe de 25 hectares. Ses pierres, issues de remplois d’édifices du Ier siècle (comme un complexe monumental public), soulignent une réutilisation méthodique. Le rempart, dépourvu de fossé, comportait environ 50 tours fortifiées et trois portes principales (Lyon, Gordaine, Auron), auxquelles s’ajouta plus tard la « porte Neuve » au nord.

Les fondations, profondes de 6 mètres et larges de 6 à 8 mètres, supportaient des courtines en moellons calcaires alternés avec des rangées de briques. Les tours, larges de 10 à 10,5 mètres, présentaient des étages voûtés et des fenêtres au niveau supérieur, bien que leur sommet reste indéterminé. Une tour semi-circulaire, réemployée comme abside d’église au Moyen Âge, illustre cette adaptation. Les parements internes, décrits en 1561 par Joris Hoefnagel, révélaient un chaînage horizontal de briques renforçant la structure.

L’enceinte fut remplacée au XIIe siècle par une nouvelle muraille, sous l’impulsion de l’archevêque Pierre de La Châtre, qui démolit partiellement les courtines pour intégrer des contreforts. Les vestiges, fouillés dès le XIXe siècle par Jules Dumoutet, furent classés entre 1882 et 1964, puis inscrits en 1996. Aujourd’hui, des sections visibles subsistent rue des Trois Maillets, rue Molière, et le long de la promenade des remparts, tandis que des éléments sont conservés sous la cathédrale Saint-Étienne ou l’hôtel de ville.

La construction du rempart coïncide avec un remaniement urbain majeur, incluant un portique, un mur de soutènement et des galeries. Son abandon au XIIe siècle s’inscrit dans l’évolution défensive de Bourges, avec la réutilisation de ses pierres pour des monuments médiévaux comme la cathédrale ou le palais Jacques-Cœur. Les fouilles des années 1980 ont permis sa transformation en promenade publique, conciliant préservation et mise en valeur.

Parmi les découvertes notables, une fresque du Ier siècle, représentant probablement Dionysos, fut exhumée en 1974 dans une courtine de la rue des Trois Maillets. Ce panneau mural fragmenté, réassemblé sur un support de 121,5 x 107,5 cm, révèle des motifs végétaux et symboliques (thyrses, calice), témoignant de l’art gallo-romain. Les soubassements, souvent conservés malgré les destructions médiévales, attestent de la solidité initiale de l’ouvrage.

Liens externes