Frise chronologique
1591
Destruction du quartier d’entre-deux portes
Destruction du quartier d’entre-deux portes
1591 (≈ 1591)
Rasement pour construire la citadelle.
XVIIIe siècle
Période de construction des remparts
Période de construction des remparts
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Modernisation des fortifications existantes.
27 septembre 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
27 septembre 1948 (≈ 1948)
Inscription de la porte Jolly.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte Jolly : inscription par arrêté du 27 septembre 1948
Personnages clés
| René Robinet - Cartographe |
A établi un plan de Mézières au XVIe. |
Origine et histoire
Les remparts de Charleville-Mézières, dont la tour Jolly (ou tour Jollie) est l’un des éléments emblématiques, datent en partie du XVIIIe siècle. Cette tour, aujourd’hui disparue, était intégrée à l’enceinte fortifiée de l’ancienne ville de Mézières, avant sa fusion avec Charleville. Elle était située près du canal des moulins, face à la tour Cauchiette, et marquait l’entrée du quartier d’entre-deux portes, délimité par la porte de Bourgogne à l’est et la porte Ardennaise à l’ouest. Ce secteur fut rasé en 1591 pour permettre la construction de la citadelle, entraînant la disparition progressive des remparts médiévaux.
La tour Jolly a définitivement disparu lors de l’édification des fortifications bastionnées de la citadelle, un projet militaire moderne pour l’époque. Seul son souvenir subsiste, notamment grâce à son inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 27 septembre 1948. Ce classement concerne spécifiquement la porte Jolly, témoignant de l’importance patrimoniale de ces vestiges, malgré leur état fragmentaire. Les remparts originaux illustraient l’évolution défensive de Mézières, ville stratégique aux confins du royaume de France.
D’après les plans anciens, comme celui établi par René Robinet au début du XVIe siècle, la tour Jolly jouait un rôle clé dans le système défensif de la ville. Elle était reliée à d’autres éléments fortifiés, tels que la porte de Theux (actuelle médiathèque), soulignant son intégration dans un réseau de protection complexe. La construction des remparts au XVIIIe siècle correspondait probablement à des rénovations ou adaptations des structures plus anciennes, dans un contexte de modernisation des places fortes sous l’Ancien Régime.