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Frise chronologique
Fin du Ier siècle
Construction des remparts romains
Construction des remparts romains
Fin du Ier siècle (≈ 195)
Sous l’empereur Auguste, fondation d’*Arelate*.
XIIIe siècle
Extension des remparts médiévaux
Extension des remparts médiévaux
XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout de la porte de la Cavalerie.
12 juillet 1886
Classement des vestiges romains
Classement des vestiges romains
12 juillet 1886 (≈ 1886)
Première protection monument historique.
1981
Inscription à l’UNESCO
Inscription à l’UNESCO
1981 (≈ 1981)
Patrimoine mondial avec les monuments d’Arles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes des remparts : classement par arrêté du 12 juillet 1886 ; Restes du rempart romain sis entre l'ancien Hôtel des Postes et l'ancien Archevêché : classement par arrêté du 7 novembre 1922 ; Restes des remparts du 16s situés au bord du Rhône : inscription par arrêté du 5 juillet 1927
Personnages clés
| Auguste - Empereur romain |
Commanditaire des remparts originels. |
Origine et histoire
Les remparts d'Arles sont les vestiges des murs d'enceinte de l’ancien castrum romain d’Arelate, fondé sous l’empereur Auguste à la fin du Ier siècle. Ces fortifications, à la fois défensives et symboliques, marquaient la création de la colonie romaine. Leur tracé initial, partiellement conservé, était flanqué de tours comme celle des Mourgues, et comprenait une porte monumentale, la porte d’Auguste, reliée à la via Aurélia. Les matériaux utilisés, dont des blocs sculptés réemployés, révèlent trois phases de construction distinctes : petit appareil régulier, grand appareil en pierre de taille, et réutilisation de monuments funéraires.
Au Moyen Âge, les remparts furent remaniés pour s’adapter aux besoins défensifs, reprenant en partie le tracé romain. Au XIIIe siècle, l’enceinte s’étendait sur environ 2 800 mètres, intégrant des éléments comme la porte de la Cavalerie. Les vestiges romains, encore visibles entre la porte d’Auguste et la tour des Mourgues, contrastent avec les sections médiévales et modernes. Ces remparts, protégés dès 1886 et classés à l’UNESCO en 1981, illustrent l’évolution urbaine d’Arles, des Romains au XVIe siècle.
Les remparts ont fait l’objet de multiples protections au titre des monuments historiques : classement en 1886 pour les vestiges romains, en 1922 pour la section entre l’ancien Hôtel des Postes et l’Archevêché, et inscription en 1927 pour les restes du XVIe siècle près du Rhône. Leur préservation témoigne de leur rôle central dans l’histoire d’Arles, depuis la fondation romaine jusqu’à l’époque moderne, en passant par les adaptations médiévales. Aujourd’hui, ils constituent un élément clé du patrimoine arlésien, accessible au public et intégré au paysage urbain.