Patrimoine classé
Bastion de la porte auxerroise (cad. 3) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 15) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 16) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 17) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 18) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 31) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 32, 33) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Passage et escaliers (cad. 34) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 35) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 36) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 38) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 39) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 40) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Partiesdes remparts (cad. 45) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Tour d'Auxon et parties des remparts y attenant (cad. 39, 40, 46, 47) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 50) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Bastion de la petite porte et parties des remparts y attenant (cad. 52, 53) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 54) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 55, 57) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 58) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Tour Gaujard et parties des remparts y attenant (cad. 59, 60) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 63, 65) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 66) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts comprenant le jardin du presbytère (cad. 66) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 71) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Tour des Vaudois et parties des remparts (cad. 72, 73) et partie du bastion de la côte Gally (cad. 74) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Tour du Chapître et parties des remparts y attenant (cad. 75, 77) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Partie du bastion de la côte Gally et parties des remparts y attenant (cad. 79, 81) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 271) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 273) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 274) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Tour Gaffey et restes de remparts y attenant (cad. 286) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 352) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 423) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 424) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 425, 426, 427) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Parties des remparts (cad. 428, 429, 430, 431, 432, 433, 434) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926 ; Tour de l'Eschauguet et parties des remparts y attenant (cad. 435) : inscription par arrêté du 6 décembre 1926
Personnages clés
| Robert le Pieux - Roi de France (996–1031) |
Détruisit les remparts en 1005. |
| Jean sans Peur - Duc de Bourgogne (1404–1419) |
Renforça les défenses (tour Beurdelaine). |
| Philippe le Bon - Duc de Bourgogne (1419–1467) |
Modernisa les remparts (18 tours, artillerie). |
Origine et histoire des remparts
Les remparts d'Avallon forment un système défensif composé de tours, murailles et bastions, édifié sur un éperon rocheux dominant la vallée du Cousin. Ce site stratégique, occupé dès l’époque gauloise puis gallo-romaine, fut renforcé au Moyen Âge pour protéger la ville des invasions et conflits. Les défenses naturelles furent complétées par des enceintes successives, dont les vestiges actuels datent principalement des XIIe, XVe et XVIe siècles.
La première enceinte médiévale, probablement construite après les pillages du Haut Moyen Âge (Sarrazins en 731, Normands en 843), fut détruite en 1005 par le roi Robert le Pieux après un siège de trois mois. La ville, réduite à 300 habitants en 1022, mit des décennies à se relever. Au XIIe siècle, l’obtention d’une charte d’affranchissement (1214) permit aux Avallonnais de reconstruire les remparts et les portes, élargissant l’enceinte pour englober les nouveaux quartiers.
Pendant la guerre de Cent Ans, les ducs de Bourgogne Jean sans Peur (1404–1419) et Philippe le Bon (1455) modernisèrent les fortifications pour résister aux armes à feu. Jean sans Peur fit ériger la tour Beurdelaine et renforcer la porte Auxerroise, tandis que Philippe le Bon ajoutait dix-huit tours (dont six subsistent aujourd’hui) et adaptait les remparts à l’artillerie. La tour de l’Horloge, servant de beffroi et de poste de guet, symbolise cette période.
À partir du XVIIe siècle, la paix dans le royaume rendit les remparts obsolètes. Les portes furent détruites en 1764 et 1777 pour permettre l’expansion urbaine, et les tours furent louées à des particuliers (ex. : la tour de l’Escharguet, transformée en logement pour un chirurgien puis un vacher). Classés monuments historiques en 1926, les vestiges des remparts – dont les tours Gaujard, des Vaudois et du Chapître – témoignent aujourd’hui de ce passé défensif.
Le site d’Avallon, naturellement protégé par son promontoire, joua un rôle clé comme place forte bourguignonne face au domaine royal. Sa position stratégique, entre Auxerre et le Morvan, en fit un enjeu lors des conflits entre ducs de Bourgogne et rois de France, jusqu’au rattachement définitif de la Bourgogne à la Couronne en 1477. Les remparts actuels, bien que partiellement démantelés, restent un marqueur identitaire de la ville.
Parmi les éléments remarquables, la tour de l’Escharguet (XVe siècle), dotée d’une échauguette, illustre l’adaptation des fortifications aux besoins de surveillance. Louée au XVIe siècle pour lutter contre la peste, puis utilisée comme habitation rurale, elle est aujourd’hui propriété municipale. Les bastions de la Côte-Gally et les portes disparues rappellent l’extension progressive de la ville au-delà de son enceinte médiévale.