Première enceinte en pierre 1275-1280 (≈ 1278)
Construction coïncidant avec l’accession au rang de ville
1298
Seconde enceinte concentrique
Seconde enceinte concentrique 1298 (≈ 1298)
Tracé encore visible aujourd’hui
avant 1462
Enceinte du faubourg
Enceinte du faubourg avant 1462 (≈ 1462)
Extension des fortifications existante
1454, 1476, 1592, 1603, 1609
Modernisations et adjonctions
Modernisations et adjonctions 1454, 1476, 1592, 1603, 1609 (≈ 1609)
Adaptation à l’artillerie et bastions
1622 et 1632
Dégâts par Mansfeld et Suédois
Dégâts par Mansfeld et Suédois 1622 et 1632 (≈ 1632)
Passages destructeurs pendant la guerre
1674
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel 1674 (≈ 1674)
Réduction des fortifications
1791
Déclassement de la place forte
Déclassement de la place forte 1791 (≈ 1791)
Fin de la fonction militaire
1898
Classement monument historique
Classement monument historique 1898 (≈ 1898)
Protection des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Remparts (vieux) : classement par arrêté du 6 décembre 1898
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé
Origine et histoire des remparts
Les remparts d'Obernai constituent un système défensif médiéval et renaissant, construit en plusieurs phases pour protéger la ville. La première enceinte en pierre, érigée vers 1275-1280, coïncide avec l’accession d’Obernai au statut de ville. Une seconde enceinte concentrique, ajoutée vers 1298, suit un tracé encore visible aujourd’hui. Ces fortifications furent régulièrement modernisées pour s’adapter aux progrès de l’artillerie, notamment avec l’ajout de bastions (Bollwercke) aux XVe et XVIe siècles.
Les remparts subirent des dommages lors des conflits du XVIIe siècle, notamment après les passages des troupes de Mansfeld (1622) et des Suédois (1632). Partiellement démantelés en 1674, ils perdirent leur fonction militaire avec le déclassement de la place forte en 1791. Les douze portes furent détruites entre le XVIIIe siècle et 1840, mais vingt-cinq tours subsistent encore. Classés monument historique en 1898, les vestiges appartiennent aujourd’hui à la commune et à des propriétaires privés.
L’enceinte du faubourg, antérieure à 1462, complète ce dispositif défensif complexe. Les restaurations documentées en 1454, ainsi que les travaux de 1476, 1592, 1603 et 1609, illustrent l’effort continu pour adapter les fortifications aux menaces extérieures. Leur état actuel, bien que partiel, offre un témoignage rare de l’architecture militaire alsacienne sur près de quatre siècles.