Travaux majeurs vers 1345 (≈ 1345)
Édification de la courtine orientale.
fin XIIIe siècle
Projet de seconde enceinte
Projet de seconde enceinte fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Protection envisagée pour la presqu’île.
début XIVe siècle
Construction des tours nord
Construction des tours nord début XIVe siècle (≈ 1404)
Première phase des fortifications principales.
1405
Remplacement de la palissade
Remplacement de la palissade 1405 (≈ 1405)
Courtine maçonnée à l’ouest.
1491
Reconstruction de la courtine
Reconstruction de la courtine 1491 (≈ 1491)
Renforcement de la partie occidentale.
XVe siècle
Construction de la Barbacane
Construction de la Barbacane XVe siècle (≈ 1550)
Corps de garde restauré près de l’entrée.
20 juin 1910
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 juin 1910 (≈ 1910)
Protection des remparts et de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Remparts (anciens) avec la barbacane et la Tour des Pendus : classement par arrêté du 20 juin 1910
Origine et histoire des remparts
Les remparts de Cahors, construits principalement aux XIVe et XVe siècles, tirent leur origine de la position stratégique de la ville, enserrée dans une boucle du Lot. Ce relief naturel a motivé l’édification d’une enceinte fortifiée reliant les deux rives, complétant ainsi la défense de la cité. La majorité des ouvrages est érigée en pierre de taille ou en moellons équarris, à l’exception des merlons en brique et de la tour du Pal, presque entièrement en brique. Les travaux débutent probablement à la fin du XIIIe siècle, mais ce n’est qu’au XIVe siècle que les tours principales de la fortification nord sont achevées, suivies par des aménagements majeurs vers 1345, comme la courtine orientale.
La partie occidentale, initialement protégée par une palissade de pieux, n’est remplacée par une courtine maçonnée qu’en 1405, avant d’être reconstruite en 1491 en raison de sa faiblesse structurelle. Le corps de garde de la porte principale, aujourd’hui appelé « la Barbacane », date du XVe siècle et a été restauré. À proximité, la tour des Pendus et le pont Valentré, seul pont fortifié subsistant, témoignent de l’importance militaire du site. Un projet de seconde enceinte couvrant toute la presqu’île est évoqué dès la fin du XIIIe siècle, mais son aboutissement reste partiel, reflétant les adaptations successives des défenses urbaines aux besoins stratégiques.
Les remparts, classés Monument Historique en 1910, illustrent l’évolution des techniques de fortification médiévales, combinant pierre, brique et éléments défensifs comme les échauguettes. Leur état actuel, bien que partiellement restauré, conserve des traces des différentes phases de construction, offrant un témoignage matériel des préoccupations militaires et urbaines de Cahors entre le Moyen Âge et la Renaissance. La gestion du site relève aujourd’hui de la commune, soulignant son ancrage dans le patrimoine local et son rôle dans l’histoire défensive de la région.