Frise chronologique
IXe siècle
Construction du premier rempart carolingien
Construction du premier rempart carolingien
IXe siècle (≈ 950)
Sous Charles II le Chauve, enceinte initiale.
1205-1212
Reconstruction sous Philippe Auguste
Reconstruction sous Philippe Auguste
1205-1212 (≈ 1209)
Aceinte capétienne avec 19 à 44 tours.
1678
Déclassement des remparts
Déclassement des remparts
1678 (≈ 1678)
Transformation en jardins sous Louis XV.
XVIe-XVIIe siècles
Renforcement par des bastions
Renforcement par des bastions
XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Modernisation sous Henri II et Henri III.
1923
Création du Jardin des remparts
Création du Jardin des remparts
1923 (≈ 1923)
Aménagement par Ferdinand Bac dans les fossés.
23 mai 1951
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
23 mai 1951 (≈ 1951)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des vestiges : inscription par arrêté du 23 mai 1951
Personnages clés
| Charles II le Chauve - Empereur carolingien |
Commanditaire du premier rempart (IXe siècle). |
| Philippe Auguste - Roi de France (Capétien) |
Reconstruit l’enceinte (1205-1212). |
| Henri II - Roi de France |
Ajoute des bastions (XVIe siècle). |
| Henri III - Roi de France |
Renforce les fortifications (XVIe siècle). |
| Louis XV - Roi de France |
Déclasse les remparts (après 1678). |
| Ferdinand Bac - Paysagiste |
Crée le Jardin des remparts (1923). |
Origine et histoire
Les remparts de Compiègne correspondent à une enceinte urbaine construite au IXe siècle, puis reconstruite au XIIIe siècle et renforcée aux XVIe et XVIIe siècles. À l’origine, sous le règne de Charles II le Chauve, le premier rempart carolingien protégeait une petite portion de la ville actuelle, incluant les places du Change et de l’Hôtel de Ville, ainsi que la Cour le Roi. La rue des Cordeliers suit l’emplacement d’un fossé de cette première enceinte.
Sous les Capétiens, l’expansion de la ville entraîne la construction de nouveaux remparts, achevés sous Philippe Auguste entre 1205 et 1212. L’enceinte comptait alors 19 à 44 tours, selon les sources. Aux XVIe et XVIIe siècles, sous Henri II et Henri III, des bastions sont ajoutés pour moderniser les fortifications. Après 1678, le déclassement des remparts sous Louis XV mène à leur transformation en jardins, tandis que le château royal est reconstruit sur leurs fondations.
Aujourd’hui, il ne reste qu’une portion de 300 mètres de courtine et quatre tours. Le Jardin des remparts, aménagé en 1923 par Ferdinand Bac, occupe l’emplacement des anciens fossés (16 m de large, 10 m de profondeur). Ce jardin municipal, orné d’un labyrinthe de buis, offre une promenade au cœur de la ville. Les vestiges sont inscrits aux monuments historiques depuis 1951.
Les murs conservés, en moellons bruts, présentent des tours demi-rondes espacées régulièrement. Leur état actuel reflète les modifications successives, des fortifications médiévales aux aménagements paysagers des époques modernes.