Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Début des fortifications en pierre locale.
1768
Démolition du château
Démolition du château 1768 (≈ 1768)
Château des princes d’Orange rasé.
XVIIe et XVIIIe siècles
Réparations attestées
Réparations attestées XVIIe et XVIIIe siècles (≈ 1850)
Travaux sur remparts, portes et tours.
1860
Cession par la commune
Cession par la commune 1860 (≈ 1860)
Dégradation accélérée des remparts.
1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1984 (≈ 1984)
Protection des parties subsistantes.
2012
Inscription complémentaire
Inscription complémentaire 2012 (≈ 2012)
Extension de la protection patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Princes d'Orange - Seigneurs locaux
Propriétaires du château et protecteurs de la ville.
Jean Courtin - Archéologue
Fouilles du site néolithique voisin (1970-1972).
Ingrid Sénépart - Archéologue
Reprise des fouilles en 1991.
Origine et histoire des remparts
Les remparts de Courthézon ont été construits à partir du XIIIe siècle à partir de pierres extraites des carrières locales de Saint-Georges, déjà exploitées par les Romains. Ces fortifications imposantes servaient à protéger la ville, alors intégrée à la principauté d’Orange. Leur tracé suivait le relief de la butte sur laquelle Courthézon est bâti, avec des tours et des portes renforçant leur rôle défensif. Des travaux de réparation sont attestés aux XVIIe et XVIIIe siècles, mais leur état se dégrade après leur cession par la commune en 1860. En 1984, les parties subsistantes sont classées Monument Historique, préservant ainsi un patrimoine médiéval majeur de la région.
Au Moyen Âge, Courthézon était un enjeu stratégique pour les princes d’Orange, qui y possédaient un château fort (démoli en 1768). Les remparts, associés à ce château, formaient un système défensif cohérent, reflétant les conflits locaux, notamment pendant les guerres de Religion où la ville catholique fut assiégée par les huguenots. Leur construction en pierre de taille, typique de l’architecture militaire provençale, illustre aussi l’influence romaine persistante dans les techniques de bâtisse.
Aujourd’hui, les vestiges les plus monumentaux s’étendent sur plusieurs centaines de mètres et appartiennent en partie à la commune. Leur protection en 1984 et 2012 (inscription complémentaire) souligne leur valeur patrimoniale. Ces remparts rappellent aussi l’histoire mouvementée de la principauté d’Orange, passée sous contrôle royal français en 1731, et le rôle de Courthézon comme place forte régionale depuis le XIIe siècle.