Motte féodale initiale XIe siècle (≈ 1150)
Renforcée par les seigneurs du Kemenet-Héboé.
1264
Premier acte écrit
Premier acte écrit 1264 (≈ 1264)
Mention de "lamote de Henbont" dans un accord.
Après 1270
Construction des remparts
Construction des remparts Après 1270 (≈ 1270)
Démantèlement de la motte par Jean Le Roux.
1342
Siège de Hennebont
Siège de Hennebont 1342 (≈ 1342)
Épisode clé de la guerre de Succession.
XIVe–XVIe siècles
Modernisations militaires
Modernisations militaires XIVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Adaptation aux canons et artillerie.
7 août 1944
Bombardements alliés
Bombardements alliés 7 août 1944 (≈ 1944)
Dégâts sur une partie des remparts.
1941 et 1947
Classement monument historique
Classement monument historique 1941 et 1947 (≈ 1947)
Protection légale de l’enceinte.
2015
Restauration bénévole
Restauration bénévole 2015 (≈ 2015)
Travaux par l’association CHAM.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les remparts de la Levée (cad. C 305) : classement par arrêté du 31 juillet 1941 ; Les restes des remparts : classement par arrêté du 24 mars 1947
Personnages clés
Jean Le Roux - Duc de Bretagne (1237–1286)
Ordonne la construction des remparts vers 1270.
Hervé de Léon - Seigneur local
Signataire de l’acte de 1264 sur la motte.
Pierre de Bretagne - Noble breton
Cosignataire de l’acte de 1264.
Origine et histoire des remparts
Les remparts d’Hennebont, situés dans le Morbihan, constituent un ensemble fortifié construit autour de la Ville-Close à partir du dernier tiers du XIIIe siècle. Initialement conçus pour remplacer une motte féodale démantelée par le duc Jean Le Roux après 1270, ils subissent des modernisations majeures aux XIVe, XVIe et XXe siècles pour s’adapter aux progrès de l’artillerie. Leur tracé actuel, long de près de 900 mètres, en fait la seconde enceinte la mieux conservée du département après Vannes. Ces fortifications ont joué un rôle clé lors du siège de 1342 et ont été partiellement endommagées par des bombardements alliés en 1944.
La structure comprend des éléments emblématiques comme les tours Bro-Erec’h (sud), des Carmes (nord-est) et Rospadern, ainsi que la tour Saint-Nicolas, dont la base rectangulaire arrondie date des premières phases de construction. Deux portes historiques marquaient les accès : la porte Broërec (est, dite Porte Prison) et la porte d’En-Bas (sud-ouest, aujourd’hui disparue). L’enceinte, classée monument historique en 1941 et 1947, est aujourd’hui propriété de la ville et fait l’objet de restaurations, comme celles menées en 2015 par des bénévoles de l’association Chantiers Histoire et Architecture Médiévales.
Les remparts reflètent les enjeux stratégiques de la Bretagne médiévale et moderne, entre conflits ducaux, guerre de Succession de Bretagne (1341-1364) et adaptations militaires. Leur conservation exceptionnelle permet d’étudier l’évolution des techniques défensives, des mottes féodales du XIe siècle aux bastions adaptés à l’artillerie. Les modifications du XVIe siècle illustrent la transition vers les fortifications bastionnées, tandis que les dégâts de 1944 rappellent leur vulnérabilité lors des conflits contemporains.
Le site est aujourd’hui un témoignage majeur du patrimoine militaire breton, complété par des sources archivistiques (base Mérimée) et des initiatives locales de valorisation. Son classement protège des éléments comme la courtine de la Levée (1941) et l’ensemble des vestiges (1947), soulignant son importance historique et architecturale.