Construction des remparts 1439-1445 (≈ 1442)
Dirigés par Déodat d'Alaus pour les Hospitaliers.
1562
Tentative huguenote
Tentative huguenote 1562 (≈ 1562)
Siège infructueux pendant les guerres de religion.
1702
Restauration des portes
Restauration des portes 1702 (≈ 1702)
Crainte des Camisards, dernier renforcement défensif.
6 avril 1895
Classement monument historique
Classement monument historique 6 avril 1895 (≈ 1895)
Reconnaissance officielle du patrimoine national.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Déodat d'Alaus - Maître maçon
Dirigea la fortification entre 1439 et 1445.
Origine et histoire des remparts
Les remparts de La Couvertoirade sont une fortification médiévale située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie. Classés monument historique depuis 1895, ils ceignent le bourg sur une longueur de 420 mètres, avec une hauteur de 12 mètres et une épaisseur de 1,30 mètre. Leur structure combine des tours carrées aux entrées et des tours rondes aux angles, renforcées par des archères-canonnières, illustrant une conception défensive adaptée aux conflits de l'époque.
Au milieu du XIVe siècle, la région du Larzac subit les pillages des « Routiers », poussant les habitants à solliciter les Hospitaliers — successeurs des Templiers — pour fortifier le bourg. Les travaux, dirigés par Déodat d'Alaus entre 1439 et 1445, transforment La Couvertoirade en une cité protégée. Ce maître maçon, originaire de Saint-Beauzély, supervise un chantier marquant l'apogée des défenses locales.
Lors des guerres de religion, en 1562, les Huguenots tentent sans succès de s'emparer de la cité. Un siècle plus tard, en 1702, la crainte des Camisards incite les habitants à armer les portes, bien que le bourg ne subisse plus d'attaques par la suite. Ces épisodes soulignent le rôle stratégique des remparts dans l'histoire tourmentée du Languedoc.
Aujourd'hui, les remparts de La Couvertoirade se distinguent par leur état de conservation remarquable. Leur chemin de ronde, leurs tours et leurs archères offrent un exemple intact de l'architecture militaire du XVe siècle, tout en témoignant des tensions religieuses et sociales qui ont marqué le sud de la France.