Origine et histoire des remparts
Les remparts de Montfort-sur-Meu, construits entre 1440 et 1480, ceinturaient le bourg pour en assurer la défense. Ils étaient percés de trois portes (Saint-Jean, Coulon ou porte Blanche, et Saint-Nicolas) et renforcés par six tours (dont la tour du Pas-d’Âne, du Capitaine, et le donjon du Papegault). Ces fortifications reflétaient l’importance stratégique de la ville au Moyen Âge tardif, à la croisée des cours d’eau du Meu et du Garun. La porte Saint-Nicolas, datant de 1380 et dotée d’un beffroi, fut détruite en 1897 pour des raisons urbanistiques, marquant la disparition progressive des accès historiques.
La tour du Papegault, élément le mieux préservé, aurait été initiée par Raoul VIII à la fin du XIVe siècle et achevée au XVe. Elle fut transformée en prison départementale en 1819, avec des aménagements carcéraux (murs, bâtiments annexes) altérant son aspect médiéval. Après son rachat par la ville en 1979, des restaurations dans les années 1980-1990 ont permis de valoriser ce patrimoine. Les vestiges des remparts, inscrits aux Monuments Historiques depuis 1926, incluent aussi des traces du châtelet d’accès au château-fort, aujourd’hui disparus.
Les remparts illustraient une architecture défensive adaptée aux conflits de la fin du Moyen Âge, avec des tours de guet et des portes contrôlant les axes commerciaux. Leur déclin débuta à la Révolution, lorsque le château fut déclaré bien national. Les vestiges actuels, situés le long du Meu et du Garun, rappellent l’enceinte originale, tandis que la tour du Papegault, symbole de la puissance seigneuriale, domine toujours le paysage urbain. La double inscription (parties départementales et privées) en 1926 souligne leur valeur patrimoniale partagée.
Localisés 2 Rue du Château et le long des douves, les restes des remparts s’étendent près des jardins du prieuré Saint-Nicolas et du parking de la rue des Douves. Leur état actuel, fragmentaire, permet cependant d’imaginer l’enceinte complète qui protégeait la ville, intégrant cours d’eau et relief pour renforcer sa défense. La tour Beurrouse, la tour de Guitté (au confluent), et la base de la tour du Pas-d’Âne sont parmi les rares traces visibles de ce système défensif complexe.