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Remparts de Parthenay dans les Deux-Sèvres

Patrimoine classé Patrimoine urbain Patrimoine défensif Rempart
Remparts de Parthenay
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Remparts de Parthenay
Crédit photo : Chris j wood - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée ; propriété d'une association ; propriété du département ; propriété d'un établissement public ; propriété d'une société privée
2 Rue de la Vau Saint-Jacques 79200 Parthenay

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
1214
Financement de Jean sans Terre
1ère moitié du XIIIe siècle
Construction initiale
1419
Siège par Charles VII
1486
Siège par Charles VIII
1492
Reconstruction autorisée
XIXe siècle
Destruction partielle
1885 à 2003
Protections monument historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte Saint-Jacques : classement par arrêté du 27 août 1885 - Pont de la Porte Saint-Jacques : classement par arrêté du 20 novembre 1920 - Porte de la Ville dite porte de la Citadelle ou de l'Horloge : classement par arrêté du 20 novembre 1920 - Parcelle de terrain sise aux abords immédiats de la porte de la Citadelle (cad. A 78) : classement par arrêté du 5 février 1951 - Remparts de la ville basse (cad. AM 22 ; AI 186, 189, 193, 199, 263, 285, 286 ; AK 3 à 5, 11, 58, 59, 61 à 63, 67, 72, 74, 78, 270, 271 ; AL 1 à 4, 33p, 268 ; AN 104, 105, 109, 110, 119) : inscription par arrêté du 16 juin 1992 - Remparts de la citadelle (cad. AM 61, 66, 67, 79, 80, 82, 83, 87, 88, 90 à 94, 107, 115, 117, 118) ; partie des remparts de la ville basse appartenant à la commune, y compris la partie des vestiges de l'église Saint-Jean (cad. AI 196, 297 ; AK 10 ; AL 5, 206, 235, 239, 240p, 246, 252, 267, 276 ; AN 111, 117) : classement par arrêté du 18 septembre 1995 - Remparts avancés de la citadelle, lieudit La Prée, avec la tour trilobée (cad. AB 25, 27 à 30, 102, 103 ; AD 364) : classement par arrêté du 27 mars 2000 - La portion d'enceinte urbaine (cad. AL 285) : classement par arrêté du 20 mars 2003

Personnages clés

Jean sans Terre - Roi d’Angleterre (1199–1216) Finança la citadelle en 1214.
Charles VII - Roi de France (1422–1461) Assiégea Parthenay en 1419.
Charles VIII - Roi de France (1483–1498) Prise de la ville en 1486, démantèlement.

Origine et histoire des remparts

Les remparts de Parthenay forment un ensemble de fortifications urbaines médiévales érigées entre le XIIe et le XIIIe siècle sous l’impulsion des rois d’Angleterre, dont la ville dépendait alors. Leur position stratégique sur un éperon rocheux dominant une boucle du Thouet, ainsi que leur situation sur un chemin secondaire vers Saint-Jacques-de-Compostelle, en faisaient un site défensif majeur. Les remparts étaient structurés en trois niveaux : l’enceinte urbaine (3 km, rythmée par des tours circulaires), l’enceinte de la citadelle (sur un promontoire, accessible par la porte de l’Horloge), et le château, ultime ligne de défense avec ses tours rondes.

La ville subit plusieurs sièges au XVe siècle, notamment en 1419 par Charles VII et en 1486 par Charles VIII. Les fortifications, démantelées en 1487 après la prise de la ville, furent reconstruites à partir de 1492 jusqu’au premier tiers du XVIe siècle. Au XIXe siècle, une partie des remparts (sud et est) et leurs fossés furent détruits pour faciliter l’expansion urbaine, tandis que les sections nord et ouest, en bordure de plateau rocheux, restèrent intactes. Quatre portes percées dans l’enceinte urbaine : la porte Saint-Jacques (flanquée de deux tours elliptiques et précédée d’un pont fortifié), la porte du Bourg-Belay, la porte du Marchioux (aujourd’hui détruite), et la porte du Sépulcre (également disparue).

Les remparts de Parthenay bénéficient de multiples protections au titre des monuments historiques, avec des classements et inscriptions échelonnés entre 1885 et 2003. Parmi les éléments protégés figurent la porte Saint-Jacques (1885), la porte de la Citadelle (1920), ou encore les vestiges des remparts de la ville basse et de la citadelle (1992 à 2003). Ces fortifications illustrent l’évolution des techniques défensives médiévales, marquées par des adaptations successives aux conflits, notamment pendant les guerres de Religion, avant de perdre leur rôle militaire.

La citadelle, reliée à la fois au château et à l’enceinte extérieure, ne s’ouvrait vers l’extérieur que par la porte de l’Horloge, un châtelet aux deux tours en amande percé d’archères. Ce système défensif fut en partie financé par Jean sans Terre en 1214, soulignant l’importance stratégique de Parthenay dans les conflits entre Plantagenêts et Capétiens. Les fouilles archéologiques ont révélé des vestiges datant du XIe siècle dans les fossés comblés de la citadelle, attestant d’une occupation ancienne du site.

Aujourd’hui, les remparts de Parthenay, partiellement conservés, témoignent de l’histoire mouvementée de la ville, entre domination anglaise, sièges royaux et adaptations urbaines. Leur préservation permet d’étudier l’architecture militaire médiévale, tout en offrant un patrimoine touristique majeur en Nouvelle-Aquitaine. La porte Saint-Jacques, toujours debout, rappelle notamment le lien de la ville avec les pèlerinages compostellans, tandis que les vestiges de la citadelle évoquent son rôle de place forte régionale.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours