Première attestation écrite 1242 (≈ 1242)
Enceinte mentionnée dans les sources.
1396-1397
Agrandissement de l'enceinte
Agrandissement de l'enceinte 1396-1397 (≈ 1397)
Extension entre château et église Saint-Nicolas.
1609
Projet d'agrandissement avorté
Projet d'agrandissement avorté 1609 (≈ 1609)
Extension sud non réalisée.
XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle XIXe siècle (≈ 1865)
Démantèlement majeur des remparts.
5 avril 1930
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 5 avril 1930 (≈ 1930)
Protection de la tour survivante.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Origine et histoire des remparts
Les remparts de Pertuis constituent un ensemble défensif médiéval situé dans le département du Vaucluse, en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Leur construction remonte probablement à la première moitié du XIIIe siècle, avec une première attestation écrite en 1242. L'enceinte, initialement composée de courtines percées d’archères et flanquées de tours (au moins cinq rectangulaires et trois rondes), était renforcée par un fossé et une murette, un second mur de protection. Ces aménagements reflètent les techniques militaires de l’époque, adaptées aux conflits locaux et aux besoins de protection des populations.
En 1396-1397, les remparts furent agrandis entre le château et l’église Saint-Nicolas, marquant une extension stratégique de la ville. La courtine, percée de quatre portes, était alors un élément clé du système défensif. Un projet d’agrandissement vers le sud, envisagé en 1609, ne fut jamais réalisé. La plupart des structures furent détruites au XIXe siècle, ne laissant subsister qu’un fragment de courtine avec archères pattées, une tour de flanquement rectangulaire (inscrite aux Monuments Historiques en 1930), et des vestiges du chemin de ronde sur corbeaux. La tour, ouverte à la gorge, abrite deux salles voûtées en berceau et est couronnée d’une terrasse sur mâchicoulis.
Ces remparts illustrent l’évolution des fortifications urbaines en Provence, entre moyen âge central (XIIIe siècle) et période moderne (XVIIe siècle). Leur destruction partielle au XIXe siècle s’inscrit dans un contexte de désaffectation des enceintes médiévales, souvent perçues comme obsolètes avec l’avènement de l’artillerie moderne. Aujourd’hui, les vestiges restants, propriété de la commune, témoignent de l’histoire militaire et urbaine de Pertuis, bien que leur localisation exacte soit approximative (précision cartographique jugée a priori satisfaisante).