Frise chronologique
vers 1030
Construction de la première enceinte
Construction de la première enceinte
vers 1030 (≈ 1030)
Sous Eudes de Porhoët et son fils Eudon.
1175
Reconstruction des remparts
Reconstruction des remparts
1175 (≈ 1175)
Sous le duc Geoffroy II de Bretagne.
XVe-XVIe siècles
Dégâts majeurs lors des guerres
Dégâts majeurs lors des guerres
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Dernier siège en 1594.
1754
Édit de démolition des murailles
Édit de démolition des murailles
1754 (≈ 1754)
Ordonné par le gouverneur Vignerot du Plessis.
8 août 1995
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
8 août 1995 (≈ 1995)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour des Thabors avec sa courtine, rue Mystringue (cad. AC 255, 256) : inscription par arrêté du 8 août 1995 - Façades sur la rue A. Guérin de la tour Bembro (cad. AC 346, 347) : inscription par arrêté du 8 août 1995 - Remparts (façades) , place Sénéchal-Perret (cad. AC 228 à 231) : inscription par arrêté du 8 août 1995
Personnages clés
| Eudes de Porhoët - Seigneur de Porhoët |
Initiateur de la première enceinte vers 1030. |
| Eudon - Fils d'Eudes de Porhoët |
Poursuit la construction des remparts. |
| Geoffroy II - Duc de Bretagne (1169-1186) |
Ordonne la reconstruction en 1175. |
| Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis - Gouverneur de Bretagne |
Ordone la démolition en 1754. |
Origine et histoire
Les remparts de Ploërmel sont les vestiges d’une enceinte fortifiée érigée au XIe siècle sous l’impulsion d’Eudes de Porhoët, seigneur local. Son fils Eudon poursuit les travaux, mais les fortifications, probablement ruinées au siècle suivant, sont reconstruites en 1175 sous le duc Geoffroy II. Cette enceinte en fer à cheval, longue de 2 hectares, était protégée par 12 tours et des douves, avec des murs épais de 2,5 à 3 mètres en pierres plates. Les portes étaient flanquées de tours jumelles, typiques de l’architecture militaire médiévale bretonne.
Au fil des siècles, les remparts subissent d’importants dommages, notamment lors des guerres des XVe et XVIe siècles, avec un dernier siège en 1594. Dès le XVIIIe siècle, la paix revenue, les habitants utilisent les pierres comme carrière, accélérant leur dégradation. En 1754, le gouverneur Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis ordonne leur démolition systématique, réduisant l’enceinte à quelques vestiges : la tour des Thabors (avec sa courtine), la tour Bembro et des façades sur la place Sénéchal-Perret. Ces éléments sont finalement inscrits aux monuments historiques en 1995.
L’enceinte médiévale, aujourd’hui presque disparue, illustre l’évolution des techniques défensives en Bretagne. Ses tours subsistantes, bien que remaniées, rappellent son rôle stratégique dans une région marquée par les conflits féodaux puis les guerres de Religion. Les douves, comblées depuis longtemps, et les murs partiellement démantelés témoignent des transformations urbaines et des besoins changeants de la ville, passée d’une place forte à un bourg paisible.
Les vestiges actuels, situés rue Mystringue, rue Alphonse-Guérin et place Sénéchal-Perret, offrent un aperçu limité mais précieux de cette fortification. Leur inscription en 1995 a permis de préserver ces fragments, bien que leur état reflète les siècles de négligence et de réutilisation des matériaux. Les remparts de Ploërmel incarnent ainsi à la fois la puissance défensive passée et la vulnérabilité du patrimoine face aux besoins pratiques des générations successives.