Construction initiale XIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Édification sous Thibaut IV principalement.
XIVe siècle
Ajout des portes
Ajout des portes XIVe siècle (≈ 1450)
Porte de Jouy et porte Saint-Jean construites.
1875
Premier classement
Premier classement 1875 (≈ 1875)
Protection du trou au Chat à la tour aux Pourceaux.
1942
Nouveaux classements
Nouveaux classements 1942 (≈ 1942)
Protection de segments supplémentaires des remparts.
1983
Effondrement partiel
Effondrement partiel 1983 (≈ 1983)
Au niveau du « cours aux bêtes ».
1989–2022
Restauration complète
Restauration complète 1989–2022 (≈ 2006)
Travaux de réhabilitation des remparts.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les remparts et les portes (depuis le Trou au Chat jusqu'à la Tour aux Pourceaux) : classement par liste de 1875 - La portion de remparts de la ville y compris les tours, courtines et bâtiments anciens allant de la Tour aux Pourceaux à la Tour du Bourreau incluse et la partie de courtine joignant la Tour de César à la Tour aux Anglais : classement par arrêté du 17 février 1942 - Les parties de remparts appelés mur du Bourg Neuf et mur des Brébans (cad. AS 50, 52 à 54, 45, 351, 337, 339, 308, 322, 35 à 39, 312, 26, 27, 30, 33 ; AP 110, 116, 117, 223, 224, 120 à 122, 124, 125, 127 à 129, 132, 154) : inscription par arrêté du 17 décembre 1992
Personnages clés
Thibaut IV - Comte de Champagne
Principale figure de la construction.
Origine et histoire des remparts
Les remparts de Provins sont des fortifications médiévales situées dans la ville haute de Provins, en Île-de-France. Construits principalement entre le XIe et le XIIIe siècle sous l’impulsion de Thibaut IV, ils s’étendaient initialement sur 5 000 mètres, dont il ne reste aujourd’hui que 1 200 mètres. Ces remparts comportent 22 tours et deux portes emblématiques, la porte de Jouy et la porte Saint-Jean, ajoutées au XIVe siècle. L’enceinte a subi des modifications jusqu’au XVIe siècle avant d’être progressivement abandonnée et partiellement détruite, notamment dans la ville basse.
Plusieurs sections des remparts ont été protégées au titre des monuments historiques à différentes époques : la portion entre le trou au Chat et la tour aux Pourceaux a été classée dès 1875, suivie en 1942 par d’autres segments, dont la courtine reliant la tour César à la tour aux Anglais. Une dernière vague de protections a eu lieu en 1992, couvrant les murs du Bourg Neuf et des Brébans. Malgré ces mesures, un effondrement est survenu en 1983 au niveau du « cours aux bêtes », déclenchant des travaux de restauration qui se sont achevés en 2022.
Les remparts actuels, principalement situés dans la ville haute, témoignent de l’importance stratégique de Provins au Moyen Âge. Leur construction reflète les besoins défensifs d’une cité prospère, alors sous l’influence des comtes de Champagne. Les allées d’Aligre, dans la ville basse, occupent aujourd’hui une partie de l’emplacement originel des fortifications. Ces vestiges, combinés aux tours et portes conservées, offrent un aperçu de l’urbanisme médiéval et de son évolution à travers les siècles.