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Remparts de Sélestat dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine urbain Patrimoine défensif Rempart

Remparts de Sélestat

  • 1 Rue des Chevaliers
  • 67600 Sélestat
Remparts de Sélestat
Remparts de Sélestat
Crédit photo : Oie blanche - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
67600 Sélestat, 1 Rue des Chevaliers

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1673
Annexion française
1675-1691
Construction de l'enceinte
1806-1829
Restauration des remparts
1875
Destruction partielle
1947
Classement monument historique
1993
Installation artistique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Remparts (restes de l'ensemble) : inscription par arrêté du 7 mars 1947

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Concepteur de l’enceinte fortifiée.
Tarade - Collaborateur de Vauban Co-dirigeant des travaux.
Louis XIV - Roi de France Commanditaire des fortifications.
Sarkis - Artiste contemporain Auteur de l’installation *Point de rencontre*.

Origine et histoire des remparts

Les remparts de Sélestat, aussi appelés remparts Vauban, sont les vestiges d’une enceinte fortifiée construite au XVIIe siècle. En 1673, après l’annexion de Sélestat par la France, Louis XIV ordonne la destruction des remparts médiévaux et la construction d’une fortification moderne. Dirigés par Vauban et Tarade entre 1675 et 1691, les travaux aboutissent à une enceinte dotée de huit bastions et trois portes : Colmar, Brisach et Strasbourg. La plupart des structures sont détruites en 1875, mais des éléments subsistent encore aujourd’hui.

Les vestiges actuels incluent deux bastions (le bastion du Manège et le bastion des Capucins), reliés par une courtine, ainsi que des éléments décoratifs comme le fronton de la porte de Colmar, déplacé sur le bastion des Capucins. Une poudrière, une portion de la demi-lune de la porte de Brisach et la porte de Strasbourg complètent ces restes. Les pierres proviennent principalement des carrières de Châtenois. Entre 1806 et 1829, des restaurations modifient le sommet des remparts et percent une ouverture dans la partie sud.

Classés monument historique en 1947, les remparts abritent aujourd’hui une œuvre d’art contemporain : Point de rencontre : le rêve (1993) de l’artiste Sarkis, installée sur la partie est, le long de l’Ill. Ce site illustre à la fois l’héritage militaire de Vauban et la réappropriation culturelle du patrimoine. Les remparts sont situés entre le Quai Albrecht, le Boulevard Vauban, et la Rue de la Brigade Alsace-Lorraine, au sud du centre-ville.

L’enceinte originale, conçue pour moderniser les défenses de Sélestat, reflétait les stratégies militaires de l’époque, combinant bastions et courtines pour résister aux sièges. Sa destruction partielle au XIXe siècle s’inscrit dans un contexte d’urbanisation et de déclin de l’utilité défensive des fortifications. Les vestiges actuels offrent un aperçu de l’ingénierie de Vauban, marquée par l’utilisation de matériaux locaux et des adaptations ultérieures.

La propriété des remparts appartient à la commune de Sélestat. Leur préservation permet de transmettre un pan de l’histoire alsacienne, entre héritage français et influences régionales. Le site, accessible au public, allie patrimoine historique et création artistique, soulignant la diversité des usages contemporains des monuments anciens.

Liens externes

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